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La Planète des Singes, l’Affrontement : Matt Reeves au sommet de son art

La Planète des Singes, l’Affrontement : Matt Reeves au sommet de son art
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Une suite à la hauteur des espérances pour La Planète des Singes : l'affrontement, Matt Reeves nous plonge au cœur d'un univers ou se mêle conflit intérieur et sentiments grandissants

L’histoire

L’histoire de La Planète des Singes : l’Affrontement, se déroule pas moins de 10 ans après les incidents sur le pont de San Francisco qui a connu les premières propagations du virus à l’origine créé pour lutter contre l’alzheimer. César, l’ancien singe savant du scientifique Will Rodman, est alors père de famille et chef de clan. Une rencontre avec des humains qu’ils croyaient décimés va bouleverser la vie des singes. César devra faire un choix pour protéger ceux qu’il aime et parvenir à sauvegarder son village.

Un scénario original et bien ficelé

C’est avec l’aide d’un scénario original que Matt Reeves, qui a signé de bons film comme Cloverfield, a pu réaliser avec brio La Planète des Singes : l’Affrontement. Si l’issue de la guerre entre humain et singes est évidemment déjà connue, Matt Reeves a su expliquer avec brio comment et par qui le conflit était né. Même si quelques longueurs sont à noter au niveau du scénario, cela ne gêne en rien l’histoire puisqu’elle sont nécessaires pour bien planter le décor et montrer comment la confiance entre Malcolm et César s’est tissée au fil des jours. La relation familiale est très présente dans ce 8ème volet de la saga Planètes des Singes. Le fils de César est en pleine crise d’adolescence et refuse l’autorité de son père, ce qui causera de nombreux problèmes. Le parallèle entre les groupes humains et singes est bien réalisé, présent mais assez discret, et permet de s’immerger dans les deux histoires différentes que Matt Reeves nous offre. Entre famille, amitié, survie et cohabitation, le réalisateur aborde des thèmes généraux qui parleront à tous.

Un visuel époustouflant et des personnages crédibles

Côté visuel, le film est tout simplement impeccable. La motion capture fait des miracles à tel point que l’on a vraiment l’impression de voir évoluer de véritables singes. Le spectateur n’aura aucun mal à s’identifier aux primates et à leur dilemme tant le travail visuel rend les personnages crédibles. Ce qui frappe d’ailleurs dans ce nouveau volet, c’est d’abord l’intensité du regard de César. Il parvient à transmettre quantité d’émotions sans ouvrir la bouche. Le travail d’Andy Serkis, maître dans la Motion Capture, est encore une fois remarquable. Malcom, celui que le spectateur considèrera comme le héros chez les humains est incarné par Jason Clark. Bien qu’il parle mieux que César, il ne parvient pas au niveau même niveau d’émotion que ce dernier.

Avec La Planète des Singes : l’Affrontement, Matt Reeves signe l’un des meilleurs volets de la saga, mêlant subtilement action, tension, sentiments et liens familiaux, sur fond de monde post-apocalyptique. Une vraie réussite. Le réalisateur de 48 ans est d’ailleurs dores et déjà choisi pour réaliser le volet suivant au titre non défini « Untitled Planet of the Apes Sequel ».