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Tom Frager revient avec « Au large des villes », son album engagé

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Tom Frager bien connu pour son célèbre tube "Lady mélody" revient avec un quatrième album. Des sonorités world sur fond de message écologiste

Tom Frager revient avec son quatrième album « Au large des villes ». Des sonorités World sur fond de messages forts et engagés.

Après plusieurs années de surf pro au compteur, comment on passe du surf à la musique ?

J’ai toujours pratiqué l’un et l’autre sauf que je faisais du surf de manière professionnelle et de la musique comme ça entre deux compétitions ou je trimballais ma guitare comme ça un peu partout… À l’âge de 23 ans après avoir fini mes études à la fac, et après avoir fait beaucoup de compétitions de surf, j’ai eu cette envie de m’inscrire dans une école de musique pour approfondir ma deuxième passion. Et là, ça s’est fait assez naturellement. J’ai basculé dans la musique au quotidien et de manière plus professionnelle. Et maintenant le surf c’est plus mon exutoire entre deux concerts.

On t’a découvert avec la célèbre chanson « Lady Melody » en 2009, aujourd’hui tu sors ton 4ème album. Comment décrirais-tu celui-ci ? Comment tu t’y es pris ?

Le tout premier album qui était sortie avant « Lady Melody » c’était un album plutôt rock dans la démarche. L’album de « Lady Melody »  était plus variété et le troisième album c’était « Carnet de route ». Très reggae pour le coup avec des cuivres assez africain dans la sonorité. Et le quatrième album, plus de chansons françaises sur un fond musicale “world” (un peu de reggae, un peu de saoul). Je voulais faire un album, comme j’ai voyagé toute ma vie, avec des pointes de musiques africaine un peu de blues, un peu de reggae. Tout en restant dans un monde organique.

Tom Frager, Un album attendu

L’album était annoncé il y a deux ans maintenant, pourquoi autant de temps avant de le sortir ?

Je sentais que ce n’était pas le bon moment. Il m’a fallu du temps pour être satisfait. Je pense être arrivé au bout de ce que j’avais à raconter et de la manière de le raconter. J’ai pris du temps j’avais besoin de vivre des choses pour avoir des choses à raconter.

L’arrivée de ton enfant aussi ?

Oui ça m’a pris du temps et ça m’a donné un autre regard je crois aussi sur le monde. J’avais besoin qu’il y ait de la profondeur. Je ne voulais pas faire quelque chose de superficiel. Je voulais transmettre des valeurs mais je crois aussi que c’est le fait de devenir père.

Penses-tu refaire un tube à la façon « Lady Melody » ?

Alors il faut savoir que ce n’était pas du tout un tube prémédité mais plutôt une chanson comme ça dans l’album. Comme une comptine. C’est une chanson très enfantine dans la mélodie. Mais moi je ne l’ai pas vu venir. C’était presque un accident de parcours. Un accident heureux. Mais là dans ce nouvel album, je ne serais dire s’il y a un single potentiel. Moi je suis très content car ce sont des jolies chansons qui sont abouties, qui cohabitent bien les unes avec les autres malgré la diversité des genres.

Tom Frager engagé pour la cause écologique

Quels sont les thèmes qui t’inspirent et pourquoi ?

Le fil conducteur de l’album c’est clairement la prise de conscience par rapport à l’écologie. Je suis très engagé à ce niveau-là. D’autant plus sur le littorale et l’écologie marine. En effet je me sens légitime de parler sur ce sujet car j’ai surfé toute ma vie. C’est un appel à la prise de conscience et l’album s’appel au large des villes parce que moi j’ai grandi au large des villes en Afrique, en Guadeloupe. Du coup j’avais envie de poser un regard sur le monde moderne. Ce n’est pas du tout une critique des villes. Car les villes permettent aussi un mélange culturel. Mais je trouve qu’il y a une dérive de la surconsommation. Et cet album-là propose aussi de s’évader. De s’ouvrir aussi au monde et voir comment on vit ailleurs. On peut vivre plus simplement et on revient à l’essentiel quand on s’éloigne d’éléments superflues.

En tant que surfer tu vois la catastrophe écologique ?

Énormément ! Autant sur les plages du sud-ouest qu’en Indonésie ou je vais très souvent surfer. C’est horrible quand tu te retrouves à surfer au milieu des sachets plastiques. Ce n’est pas possible. Ou les oiseaux morts sur la plage parce qu’ils ont mangé du plastique.

Le caméléon de la musique World

Comment tu décrirais ton genre musical ?

C’est difficile de répondre à cette question d’autant plus quand ce quatrième album est vraiment un mélange de tous ces styles. Si je dois vraiment choisir, je dirais world car musicalement je mélange du reggae, du rock, du blues, un peu de saoul.

Il y a beaucoup d’artistes qui t’inspirent (Bob Marley, Cabrel, Hugues Auffray…) lequel laisse un marqueur fort dans tes chansons ? Qui est le plus omniprésent chez toi ?

J’adore Marley autant pour le message que musicalement mais moi je ne suis pas un puriste de reggae. Je fais plus de la pop reggae. Comme Ben Harper et pourtant ce n’est pas du reggae ou encore comme Nora Jones. En fait, j’aime quand c’est musicale.

Tu es un très grand surfer (champion de France Grand Master 2018), qu’est-ce que le surf t’apporte que la musique ne t’apporte pas ?

C’est très complémentaire l’un et l’autre. Je crois que la musique m’apporte quelque chose de plus intellectuel. Elle m’apporte une dimension de partage collectif alors que le surf est très individuel. Avec la musique j’ai la chance de pouvoir la partager avec des musiciens et le public. Et le surf me permet de me retrouver seul, de me « nourrir ».

Le surf à jamais

Tu as monté un surf camp, gite touristique à Agadir au Maroc. Pourquoi ?

Je ne suis pas sur place, là-bas, mais j’ai monté ce beau projet. J’avais besoin de communiquer ma passion pour le surf. C’est un lieu où les gens ont la possibilité de se former au surf avec des tarifs super accessible pour s’initier au surf ; dans un cadre très sympas avec des petites vagues. De cette manière que je peux transmettre aux gens, mon amour pour le surf qui est pour moi un sport à part. Mais c’est aussi tout un style de vie, une philosophie !

Quels sont tes projets ?

De porter cet album et pourquoi pas faire une tournée. De rassembler le plus de monde derrière moi car je suis seul. J’ai choisi d’auto produire cet album car cela me correspond mieux.  Et c’est important pour moi de se détacher des autres et d’avoir une singularité. D’être différents des autres artistes.
Souvent les gens me contactent pour me demander de venir chanter dans leur ville mais j’ai besoin que tout le monde se mobilise pour être derrière moi et m’aider à rencontrer mon public.