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Culture
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Terres du son 2015: MCE a rencontré Scarecrow

À l'occasion du Festival terres du Son 2015, MCE a rencontré Scarecrow, le groupe toulousain aux multiples influences!

A mi-chemin entre le blues et le Hip-Hop, les toulousains de Scarecrow ont fait partie cette année des révélations de la 11ème édition du festival Terres du Son. Composé de Slim Paul, le guitariste/bluesman, d’Antibiotik Daw, le scratcheur/ rappeur, de Jamo (Basse/vocals) et le Pap’s (Drums/vocals), le groupe a réussi à allier deux univers a priori éloignés et à faire découvrir son groove enivrant lors de centaines de concerts dans toute l’Europe. MCE a rencontré Jamo et Slim Paul durant le festival Terres de son 2015, l’occasion de parler hip-hop, influences et succès naissant !

Terres du Son 2015: Scarecrow, fusion détonante entre blues et hip-hop

A priori originaires d’univers musicaux éloignés, leurs influences ont rapidement fait la force du groupe: « On s’est rencontrés vraiment par hasard, autour de la musique. Nos diverses influences on fait qu’on a commencé à mêler un peu nos envies musicales et il se trouve que le blues et le hip hop ont été les deux gros points qu’on a voulu mettre ensemble » explique Jamo. Pas trop dur de concilier ces deux courants musicaux donc ? « Le blues et le hip-hop sont deux styles qui nous rassemblent. Il y a eu beaucoup de travail pour réellement trouver une symbiose entre ces deux styles, faire une fusion et pas seulement une opposition mais réellement trouver ce qu’il y avait de hip hop dans le blues et ce qu’il y avait de blues dans le hip hop ». Cette fusion était donc plus évidente que prévu: « Forcément nos influences ressortent. J’ai trouvé une sorte de fil rouge. Mais en même temps étant donné que le hip-hop découle du blues c’est juste deux générations qui sont rassemblées en un seul style de musique » précise Jamo.

Terres du Son 2015: nouvel album en 2016

Habitués des concerts, Scarecrow a conscience qu’il a gagné son public grâce à la scène, comme l’explique Slim Paul: « Ca fait un petit moment qu’on tourne et j’ai du mal à me rappeler la sensation qu’on avait quand on est montés sur scène la première fois. Mais après il y a un peu plus d’assurance, on maitrise un peu plus le sujet et on travaille beaucoup donc on fait des résidences. Hier par exemple sur le Festival Terres du Son il y a eu un super accueil et moi c’est toujours le même plaisir ». Le bouche à oreille à donc bien fonctionné selon Jamo : « Notre public on l’a gagné par la scène, par ce qu’on est pas bastonnés en radio, les gens ne connaissent pas un tube phare qui est passés sur les ondes 4-5 fois par jour. On a réellement gagné notre public par la scène c’est à dire que les gens nous ont vu, ont parlés à leurs potes qui vont venus et ont parlés à leurs potes et ainsi de suite ». Un public relativement fidèle puisque ils sont suivis jusqu’en Thaïlande: « Du coup c’est un peu bizarre parce que pour nous on a pas de notoriété et on est toujours surpris de voir des gens chanter nos chansons. Moi je me souviens un truc qui nous a quand même fait halluciner c’est en Thaïlande il y avait des gens qui chantaient ‘I’ve got no choice’! On était en Thaïlande ! » S’étonne encore Jamo. Pour la suite, on les retrouvera bien entendu sur de nombreuses scènes européennes, mais surtout en studio puisqu’un nouvel album serait prévu courant 2016: « Nos projets ? Déjà la tournée jusqu’à novembre: au Woodstock en Pologne, au BoomTown en Angleterre, au Sziget en Hongrie… Et on sera sur beaucoup de festivals en France aussi et d’ailleurs je peux te dire que demain nous serons au festival du Saumon à coté de Lorient ! (Rires). En 2016 je pense qu’on peut dire qu’il y aura la sortie d’un nouvel album : courant 2016, sortie d’un nouvel album ».
Il est donc urgent d’écouter ou de réécouter leur premier album, Devil and Crossroads en attendant de découvrir le nouvel album de Scarecrow. Après Terres du Son, vous pouvez encore les découvrir en concert lors de leur tournée qui dure encore quelques mois. On confirme, ils mettent le feu à la scène et mènent leur petit bout de chemin dans une bonne humeur plus que communicative.