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[INTERVIEW] Calema: Le duo star portugais à la conquête de la France !

[INTERVIEW] Calema: Le duo star portugais à la conquête de la France !
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Les Calema un duo composé de deux frères portugais, devenu de véritables stars portugaises, répondent au micro de MCE.

a href= »https://www.instagram.com/calema507/?hl=fr »>À l’occasion de la venue des Calema en France sur la mythique scène de l’Olympia le 7 mai dernier ; nous avons rencontré le duo star portugais. Ils répondent à nos questions pour une interview 100% authentique et émouvante.

Les Calema de Sao Tomé-et-Principe au Portugal

Que signifie « Calema » ?

Dans le dictionnaire cela signifie des vagues. Nous avons grandi à côté de la mer. On amène le soleil, le sourire, la musique… mais aussi un mélange de beaucoup de sensations.

Comment êtes-vous arrivé dans la musique ?

On dit souvent que la musique nous a choisi. Quand on allait à la plage, quand on se promenait, on a commencé alors à chanter. Comme nous sommes frère c’est à partir de ça que l’on a commencé à faire de la musique ensemble. C’est vrai qu’au début c’était compliqué. Pour trouver une corde de guitare, c’était difficile. On mettait des fils de pêche, ensuite on allait chercher les fils de frein des motos ! Puis on les défilait pour avoir des fils en acier. Nous n’avions pas la possibilité d’acheter. Nous ne fabriquions pas des guitares mais les cordes oui.

Comment avez-vous débuté ?

Notre père avait entendu à la radio qu’il y avait un festival à la capitale. Nous n’étions pas invités, mais il voulait trouver un moyen de nous faire monter sur scène. Alors notre père a parlé avec l’organisateur. Il n’a pas dit oui tout de suite. Mais après nous sommes monté sur scène et nous avons chanté 2 musiques. Et c’est alors qu’après nous avons vu le producteur de Césaria Evora. Il nous a dit : « Je veux bien vous signer un contrat pour enregistrer 3 albums à cette époque là. Nous étions à Sao-Tomé donc on peut dire d’une certaine façon, perdue. C’est très difficile d’avoir un contrat à Sao Tomé.

Quand on a entendu ça, on était heureux !

Quel est le regard de vos parents sur votre carrière ?

Notre père et notre mère, on voit alors dans leurs yeux à chaque fois que l’on monte sur cette scène, une très grande émotion. Parce que de voir tout ce que l’on a passé, vécu, depuis Sao-Tomé jusqu’au Portugal ; Puis nous sommes venus en France. Arriver là, d’avoir des disques, le sourire, les parents, mais aussi la fierté. C’est quelque chose qui nous touche beaucoup. C’est ça aussi qui nous fait continuer d’avancer et de nous battre tous les jours.

Les Calema à la conquête de la France

Comment avez-vous vécu votre arrivé en France ?

Quand on est arrivé ici en France, on a tout recommencé de zéro. On a commencé alors à apprendre le français, mais aussi à continuer les études. Et c’est ici que l’on a commencé à faire les lives et aussi des covers sur internet.
Nous sommes passés à The Voice en 2012, ici en France. Nous n’étions alors pas pris, mais quand nous sommes sortis je me souviens sur scène nous étions très heureux. Les gens ont commentés… « On a l’impression qu’ils ont gagné. » On était tellement content. Car pour nous c’était déjà une victoire d’être là. On est venu de Sao-Tomé-Principe, on parle portugais. On est les Calema !

Comment avez-vous vécu votre 1er succès ?

C’était magnifique. Le public nous a ouvert les bras. Quand on a commencé à faire des musiques puis le 3ème album,  » A nossa vez «  ça a explosé en 2018. C’était alors la musique la plus écoutée même dans l’histoire de la musique Portugaise. Elle a plus de 70 millions de vues pour un pays de 11 millions d’habitants. Je me rappelle la première fois alors que l’on a commencé à faire des covers. Quand on avait 5 000 vues, on était alors déjà très heureux parce que c’était super !

Maintenant quand on voit 70 millions de vues, on se dit alors que l’on a fait un très bon travail.

Quels sensation ça fait de savoir que vous allez vous produire à l’Olympia ?

C’est un rêve ! Pour nous, la plupart des choses que l’on a apprise c’est ici en France. Et nous ne chantions qu’en créole ou en portugais. La plupart des gens ne nous connaissaient même pas. Le 7 mai nous pensons que c’est le début d’une très belle aventure. On espère alors pouvoir compter sur toutes les personnes qui aiment découvrir de nouvelles choses, le soleil des Calema.