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Féfé et Leeroy reviennent avec l’album « 365 jours » ! (INTERVIEW)

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Féfé et Leeroy, deux anciens du Saïan Supa Crews se réunissent autour de "365 jours" , un album éphémère gorgé de soleil.

Féfé et Leeroy,les deux anciens du Saïan Supa Crews se sont réuni pour créé un un album éphémère de « 365 jours ». MCE est parti à leur rencontre !

20 ans après vous revenez (sans l’avoir fais exprès), c’est une boucle qui se boucle ?

Nous, on n’a pas l’impression d’être parti. Chacun dans nos projets respectifs maintenant on revient ensemble ? Oui et non. Parce qu’on a jamais
été vraiment à deux. Mais sinon, du groupe Saïan Supa Crew, oui aussi effectivement cela fait 20 ans que l’on avait pas fait des chansons ensemble.

«365 Jours», pour montrer l’aspect éphémère de votre album (sa préciosité) face à la frénésie musicale de l’hyperconsommation ; vous qui êtes là depuis longtemps dans la musique, comment trouvez-vous la nouvelle génération et l’évolution de la musique ?

L’évolution de la musique, on la perçoit très bien. On a rien contre. Mais c’est juste factuel. Donc c’est comme ça. Aujourd’hui, il y a aussi beaucoup de musique, tout le monde peut en faire ; il y a aussi beaucoup d’offres. Peut-être pas autant de demande, mais justement on voulait essayer, pour sortir du lot un peu ; d’ajouter un petit concept.

Féfé et Leeroy le retour !

Vous vous êtes accordé une récrée une pause dans vos carrières solos respectives, « pour vous lâchez » avec cet album, quels sont les thématiques abordées et qu’est ce qui vous a donc inspiré ?

On a pris les thèmes comme ils arrivaient dans nos têtes. Alors on parle d’amour, de nous, on se livrent sur 1 ou 2 morceaux. Mais aussi de notre place dans la société, sans faire de grandes phrases ou quoi. On parle de notre « come back » ! Mais d’une manière assez… Avec beaucoup de recul. Mais aussi de qui nous sommes aujourd’hui en fait. Voilà tout simplement.

Ça été compliqué de vous accordez, et de trouver un terrain musicale commun ? Qui plaise à tout les deux ?

Nan pas tant que ça. Ça été rapide. Ouais. En fait ça a été des ping-pongs. Oui, nan, nan, oui, oui. Ok ! Bam. Féfé, il arrive souvent avec plein d’idées, à la fois mélodiques, mais aussi musicales. De thèmes aussi.

Féfé vous parlez dans une interview d’une volonté de performance. C’était une sorte de défis personnel ce nouvel album ?

Défouloir ! Oui un défouloir exactement. Le but c’est de s’amuser. Parce qu’on aime bien dire, la récré. Se challenger aussi. Essayer de se faire kiffer aussi. Déjà, tout simplement. Ah « super textes », « super mélodies », voilà juste se faire kiffer. Et entendre ce que l’on a envie d’entendre.

C’est quoi le style musical de « 365 jours » ?

Ça c’est la question, a mille dollars. Ça fait 20 ans qu’on nous la pose. Déjà on nous la posait à Saïan, c’était impossible de dire. Je pense que aujourd’hui encore, si les gens n’ont pas compris « Saïan », ils ne comprendront pas cet album. Mais par contre s’ils ont compris « Saïan », je crois qu’ils se retrouveront totalement !

Un duo de choc !

Vous arrivez avec un look bien particulier un peu à la Blues Brothers et vous avez dit dans une interview que vous vous êtes inspiré de Method Man and Redman, Pulp Fiction, Men in black … pourquoi eux ? Qu’est ce qui vous plait dans ces duo ?

Ce duo là parce que déjà il nous ont marqué ! Méthode Man et Redman avec « Whateva Man » pour ceux qui connaissent quoi. Ils sont alors habillés en Blues Brothers, ils reprennent un peu le film « Sister Acte ». Et aussi, les Blues Brothers. Ouais carrément. Et on trouvait que ça nous allait bien.

Dans « Bla bla bla» vous envoyez de lourd autant sur le plan technique qu’instrumental. Est-ce qu’on peut y voir là une sorte de message à la communauté musicale, du genre on est encore là ?

Pas du tout ! Le « Bla, bla, bla », c’est le défouloir en question. C’est aussi la cours de récré, là où on s’éclate. C’est comme un des derniers morceaux, qu’on a fait. Justement on se disait,  » Ah bah tiens, là on ne va pas se prendre la tête sur le thème, ni trop réfléchir ». Le thème c’est les soirées « Washi-Washa ». Viens on fait un freestyle, comme on sait bien le faire. Ceux qui nous connaissent, à l’époque, vont être contents d’avoir ça
au moins.

Entre subtilité et je m’en foutisme

Toujours dans « Bla bla bla » vous parlez de « Washi Washa, nous sommes mort avant l’heure comme la vie d’Hodor » une façon de parler du monde superficiel du star system et des mondanités ? C’est un coup de gueule ?

Nous aussi on en joue. On y joue à ce jeu. En fait on adore ça ! Mais on en fait partie. C’est-à-dire que dans le star system, on sait alors très bien que c’est « fake ». Comme on sait aussi que c’est pas grave. Dès le départ, on sait que c’est mort. Allez on sait ! On fait le « Washi, Washa ». Arrêtons de nous mentir ! On connaît déjà la fin.

Vous mélangez romance et lubricité dans votre nouveau titre: « Si l’on s’aimait » et apparement vous auriez créé cette chanson par téléphone ? Plus un délire que vous avez mis en chanson ou vraiment un pied de nez au romantisme ?

C’est un délire que l’on a mis en chanson, c’est exactement ça. C’est nous au téléphone, une mélodie, un début de phrase pour le refrain… Féfé me le chante, Leeroy me dit « Ah bah dis-ça ! » « Si on s’aimait, qu’est ce que l’on s’aimerait » « ah m**de, c’est con mais c’est tellement con que c’est marrant.  » Et c’est comme ça que c’est venu. On a trouvé le fait de parler, des deux faces d’une même personne, de la drague d’aujourd’hui. Mais aussi de ce qu’on pense vraiment. Ce que l’on a tous derrière la tête, mine de rien.

365 jours

Le 6 septembre vous sortez votre album comment vous vous sentez ?

– Excité, ouais. Ça va arriver vite aussi, donc on va se préparer pour les lives, pour les concerts. Donc c’est ça notre prochain chantier. Alors on ne sait pas à quoi s’attendre, ni à quelle sauce on sera mangés. Mais on a hâte de voir ça !

Après la tournée quels sont vos projets ?

On se retrouvera pour en parler !