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Culture
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Disiz: « Ce n’est pas parce que tu n’es pas Charlie que tu empêches Charlie d’exister » (Vidéo)

Disiz est revenu sur l'épisode de la chanson du film "La Marche", sur laquelle il posé aux côtés de nombreux rappeurs. Une phase de Nekfeu sur Charlie Hebdo avait notamment suscité la polémique

Alors qu’il sort son dixième album solo le 1er juin ( Rap Machine ndlr), Disiz est revenu sur une période assez particulière de sa carrière musicale. En 2013, il a posé sur La Marche (morceau du film du même nom), aux côtés des rappeurs suivants: Akhenaton, Dry, Kool Shen, Lino, Nekfeu, Nessbeal, Sadek, Sneazzy, S.Pri Noir, Still Fresh, Soprano, Taïro. Du beau monde et un morceau fort, malheureusement entaché par une polémique.

Disiz: « on a voulu réduire mon couplet à moi à une polémique »

Une phase de Nekfeu, qui réclamait « un autodafé pour Charlie Hebdo » avait suscité la fameuse polémique. Charb, alors directeur du journal satirique, s’était indigné du morceau. Bon nombre de personne ont réduit à cette phase l’ensemble du titre, pourtant porteur d’un message fort. Une attitude que dénonce Disiz, et à laquelle il avait réagi sur Instagram au départ. « A l’époque, Charb, quand il a entendu le morceau du film La Marche et qu’il y a la phrase de Nekfeu, il a réduit tout le morceau à cette phrase là, sans faire de distinction entre le couplet de Untel ou untel. Et c’est quelques chose que je déteste quand on dit que « ils sont tous comme ça » ou « ils ont tous dit ça » ». Et d’ajouter: « C’est un sujet qui me tenait à cœur et qui me touche parce que j’ai grandit dans les années 80 , et la récupération du Parti Socialiste de ces questions là, c’est quelque chose qui m’écœure. Donc c’était important et c’est ce que j’explique dans mon couplet. Et on a voulu réduire mon couplet à moi à une polémique et a un truc que je n’ai même pas dit »

Disiz: « Est-ce-qu’on a le droit de ne pas être Charlie? »

Avec l’attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier dernier, la polémique a repris de plus belle. Disiz, pris à parti par des internautes ou journalistes ayant fait l’amalgame, s’est expliqué sur les réseaux sociaux, condamnant bien évidemment les attentats. « J’ai dû expliquer que j’étais contre ce qui c’était passé. On ne tue pas quelqu’un qui a fait un dessin, pour autant je ne suis pas Charlie. Je ne vais pas faire l’hypocrite: je n’étais pas Charlie avant, je ne l’étais pas pendant. Mais est ce qu’on a le droit de ne pas être Charlie? « Je suis Charlie » c’est comme si c’était devenu une loi, et ce n’est pas parce que tu n’es pas Charlie que tu empêche Charlie d’exister. Le problème c’est qu’il n’y a pas de nuances dans ce pays …, » conclue l’artiste.