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Damso: le protégé de Booba « écrit pour oublier » (part 1)

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Son enfance au Congo, ses débuts, ses morceaux emblématiques, ses conditions d'écriture... Damso, le protégé de Booba, s'est confié au micro de MCE !

On ne présente plus le protégé de Booba. Damso cartonne en France avec son premier album, « Batterie Faible ». Ce dernier vient d’ailleurs d’être certifié disque d’or ! Une victoire pour le rappeur belge qui, à cette occasion, répond à toutes les questions de MCE !

Retrouvez la partie 2 de l’interview de Damso !

Damso a débuté la musique avec son groupe OPG !

Tu as réellement commencé la musique en 2006 avec ton groupe OPG, peux-tu nous raconter tes débuts ?
J’ai commencé un peu timidement, j’ai fait des prods et je rappais en même temps et j’ai rencontré Dolfa sur un terrain de basket. Je l’ai dribblé et je l’ai gagné. De là on a commencé à discuter et il faisait aussi des prods sur FL Studio. C’est là qu’on s’est lié d’amitié. Et c’est après une bagarre qu’on est vraiment restés potes. Je suis allé chez lui, il faisait des prods, et c’est parti comme ça. On a crée OPG, on était que deux à la base, puis il y avait son cousin et puis un autre pote, et ainsi de suite.

Tu es né au Congo, quel souvenir gardes-tu de ton enfance au pays ?
T’as la guerre, les pillages, tout ça… C’était quand même une grosse partie. Mais à côté de ça c’était des bons moments. Je crois que c’est les seuls moments où j’étais avec ma famille.

Dans quelles conditions êtes-vous partis ?
Mon frère était malade, il avait des problèmes aux yeux qu’on pouvait pas soigner là-bas. On devait lui faire une greffe de la cornée. Et donc ma mère est venue ici avec lui. Et mon père, en bon père de famille, a proposé qu’on vienne tous ici pour soutenir ma mère qui était toute seule. Il est resté là-bas et puis mon frère après à bougé pour des études et ainsi de suite. On est venu pour mon frère à la base.

Tes prods sont très particulières, comment est-ce que tu les sélectionnes ?
J’écoute beaucoup et dès que j’ai un bon feeling, je me lâche en fait. Ca dépend… Dès que je reçois j’ai souvent plein d’images et dès que les images se concrétisent, et bien j’écris. Quand c’est sur mes prods, j’écris en même temps que je fais la prod en général.

« Ma mère allait mourir et ça m’a beaucoup inspiré… »

« Graine de sablier » est un morceau entre égo-trip et vécu, dans quelles conditions l’as-tu écrit ?
Ma mère était un peu malade, enfin… Elle l’a toujours un peu été mais là ça commençait à devenir grave. Je vais pas dire qu’elle allait mourir… En fait, si. Et donc ça m’a beaucoup inspiré, j’ai commencé par le refrain puis je me suis lâché.

Est-ce que écrire des textes te permet de prendre du recul sur des situations difficiles ?
Quand j’écris j’arrive à oublier. C’est écrit, c’est fait, et donc je passe à autre chose. Comme je m’exprime jamais vraiment sur ce que je ressens, ça me permet de le dire d’une certaine manière, de le lâcher.

Et pourquoi avoir choisi d’intégrer de l’égo-trip sur ce morceau ?
Quand je mélange un peu d’égo-trip c’est juste pour m’amuser parce que ça me fait chier d’écrire un texte juste hyper sombre.

Pour le morceau « Amnésie », « j’ai écrit beaucoup de couplets »

« Amnésie » est un morceau très fort de l’album, comment s’est passée l’écriture de ce titre ?
C’est venu tout seul. J’avais la prod depuis longtemps. Je l’ai ré-écoutée un soir pendant que je me promenais et j’ai commencé à penser, à me souvenir. Et je me suis assis et j’ai commencé à écrire. J’ai écrit beaucoup de couplets, je crois que j’ai écrit 5 couplets donc j’ai juste arrêté avant parce qu’il y en avait beaucoup et je crois que le son aurait duré 10 minutes.

Pourquoi avoir attendu 10 ans pour l’écrire ?
J’avais pas la plume. Ma plume était pas travaillée et puis même, j’ai pas pensé à l’écrire. Je savais pas l’écrire avant. Je pense que techniquement parlant j’étais pas au point et puis mon cerveau a refusé.

Retrouvez la partie 2 de l’interview de Damso !