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Culture
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Benny Adam: producteur de Niro et SCH, il lâche son EP « La Barquetterie »

Benny Adam débarque avec son premier EP : "La Barquetterie". Depuis Niro et SCH il décide de rapper et compte bien se faire entendre !

Benny Adam, auteur, compositeur, interprète, mais aussi beatmaker et producteur ; il aime aussi collectionner les casquettes. Il débarque aujourd’hui avec son premier EP « la barquetterie » où comment faire un tube musical. Ironie et parodie du star-systeme Benny Adam explique alors comment faire un hit.

Pourquoi s’appeler Benny Adam qui signifie en langue arabe « Fils d’Adam » ? Tu souhaites être porteur de messages forts, de paix ?

J’aime bien briser les frontières, j’aime bien mélanger ce qui ne se mélange pas.Je pense aussi qu’aujourd’hui on a tendance à oublier que tous les genres, je vais dire le jazz, tout ça, c’était des mélanges de genre et aujourd’ui on parle de genre le reggae c’est le reggae, le rap c’est le rap, etc… Alors que même le rap est venu de plein de mélange. C’est, cette idée là, de toujours se rappeler pour que la musique avance faut toujours mélanger les styles mélanger les genres.

Comment sont arrivés tes collab’s avec les rappeurs Niro, SCH et Tessa B ?

Quand j’ai commencé à travailler ici en France c’était à travers l’équipe de  » Therapy « . J’étais membre du groupe de producteur. C’est comme ça que j’ai rencontré Niro. On a fait plus d’une vingtaine de titres ensemble. Après ça, dans la foulée j’ai rencontré SCH avec qui j’ai fait le morceau « Temps mort « . sur Deo Favente. C’est à la fin de l’aventure avec Therapy, que j’ai rencontré Tessa, et ça été mon premier projet en tant que producteur tout seul avec elle. C’était pour moi un beau défi de faire autre chose que du rap.

Benny Adam déterminé

En 2015, tout le monde voulaient tes productions, mais personne ne voulaient t’entendre rapper. Comment tu as fait pour te faire une place ?

J’ai rappé plus fort ! On m’a dit non, jusqu’à ce que l’on me dise oui, c’est aussi simple que ça. J’ai fait des titres, j’ai fait écouter j’ai travaillé pendant 2 ans et puis aujourd’hui voilà, je suis devant la caméra de MCE. Tout est possible !

C’est à cause des difficultés que tu as rencontrées que tu as décidé d’initier un « incubateur à tubes » ? Un coup de pouce pour d’autres artistes ?

La Barquetterie vient de cette idée là. J’ai pris mon métier je l’ai un peu parodié dans le sens où l’on m’appelle pour faire des tubes avec des artistes. À chaque fois c’est un artiste différent, il y a SCH, Niro, Tessa B. J’ai fait Claudio Capeo, c’est des univers complètement différents à chaque fois. La Barquette c’est genre « toi on va te mettre ça, ça, ça, ça » tiens voilà. La Barquetterie c’est un peu une parodie de ça. Ce n’est pas pour les faire connaître, ils étaient tous plus connus que moi. Pour moi la collaboration à toujours été important depuis le début de ma carrière C’est avec ça que je grandis.

Barquette ou comment se moquer du star-system

Ton EP « La Barquetterie » donne le ton : pas de censure, pas de coupe, c’est un avertissement pour la concurrence, genre attention j’arrive ?

Nan, nan, c’est « Hé, salut les gars, c’est moi !  » Alors c’est pas en mode coup de pression ou quoi que ce soit. Moi je ne suis pas ce genre d’artiste qui est compétition avec les autres. Je suis en compétition avec moi même. Je regarde le « moi » d’aujourd’hui le « moi » d’hier et je me dis ah Pu***n ! T’es chaud, viens je vais faire mieux ! Le ton, que j’utilise c’est ma personnalité. Je n’ai pas de filtre en fait. Je suis quelqu’un de taquin, j’aime bien pousser des épaules un peu, tirer le maillot un petit peu. Mais c’est « bon enfant », c’est gentil.

C’est quoi le but ultime pour toi dans ta carrière musicale ?

Ça serait de faire en sorte que la musique Francophone devienne aussi internationale que la musique Hispanophone. Ou comme « Gangnam Style ».Je ne vois pas pourquoi on n’a pas en France ou dans la Francophonie en général un numéro 1 mondial. Je pense aussi que c’est possible. Je pense que juste le fait de le dire il y a plein de gens qui vont se dire « Ouais je me verrais bien le faire » et donc j’aimerais bien être celui-là. Sinon j’aimerais bien que ça arrive en tout cas.

Quels sont tes prochains projets ?

L’ album ! L’album arrive je suis en train de le finir il arrivera pour la rentrée 2019. Je bosse toujours avec Tessa B. donc on continue à travailler des nouveaux titres. J’ai aussi plusieurs artistes que je commence à développer également du côté de Montréal.

Que peut-on te souhaiter ?

Ouais ! Souhaitez-moi de faire le N°1 Spotify mondial en français ! C’est tout. Rien que ça.