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Culture
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Unravel: MCE s’est lancée dans cette merveilleuse aventure

Voilà presque un an que le poétique Unravel a été présenté à l'E3 2015. Depuis, ce jeu indépendant surfe sur sa popularité et a merveilleusement bien été accueilli par la critique et les joueurs

Cela fait maintenant presque un an que le poétique Unravel a été dévoilé pour la première fois à l’E3 2015. Prometteur depuis ses débuts, ce jeu indépendant, développé par Coldwood Interactive, a trouvé un éditeur: Electronic Arts. C’est en effet la première fois qu’un aussi gros éditeur décide de prendre sous son aile le projet d’un si petit studio. Et devinez quoi, quand on joue à Unravel on comprend immédiatement son succès. Le jeu surfe sur sa popularité depuis sa présentation à l’E3, et a merveilleusement bien été accueilli par la critique et les joueurs depuis sa sortie le 9 février dernier sur Xbox One, PS4 et PC. La rédaction de MCE s’est plongée dans ce magnifique univers.

C’est l’histoire d’un petit jeu devenu grand

C’est tellement rare qu’il est important de le souligner: Unravel est à l’origine un jeu de plateforme-aventure indépendant développé par les petits gars de chez Coldwood Interactive et qui a tout de suite trouvé un éditeur pour faire sa promotion et la communication: EA Games. On l’ignore peut-être, mais les jeux indépendants représentent aujourd’hui une importante part du secteur du jeu vidéo. Dans cette importante part en question, il y a des tonnes de jeux-vidéo indépendants et, malheureusement, beaucoup ne font pas parler d’eux alors qu’il s’agit de véritables perles. MCE avait par exemple eu la chance de croiser le chemin de deux de ses jeux indés’, The Binding of Isaac: Rebirth et The Stanley Parable. Mais Unravel sort du lot… Tant par son design que sa réalisation, c’est l’occasion de faire une belle transition vers le gameplay et le design du jeu.

Unravel: un mélange entre aventure et poésie

Unravel est impeccable au niveau de sa réalisation et de son design. Et pour cause, le jeu se veut poétique. Les développeurs ont misé sur l’aventure et l’immersion du joueur ainsi que sur la beauté et la variété de ses décors. C’est bien beau, mais il faudrait quand même pouvoir en profiter! En effet, malgré la variété des endroits visités l’arrière plan et les bords de l’écran sont systématiquement floutés et ont un effet de bloom plutôt… inutile. Impossible donc de pouvoir arrêter sa course aux pelotes de laine, et d’admirer le paysage. Et c’est pourtant ce qu’aiment faire les amoureux du genre aventure-poésie: admirer, contempler le jeu auquel il joue. Ceci n’est qu’un détail, et pourtant on a l’impression de jouer au travers des yeux d’un myope ou d’une personne âgée, ça peut même fatiguer la vue. Mais cela n’empêche pas de jouer et de profiter du saisissant spectacle qui se passe au premier plan.

Un gameplay plateforme classique mais ingénieux

« C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure confiture! », c’est sans doute ce qu’avait pour coutume de répéter votre mamie ou tata Monique, et pourtant ce proverbe illustre bien le gameplay et la mécanique d’Unravel. Sauter de plateforme en plateforme, faire une descente en rappel, se balancer d’un point à un autre… Ce sont des techniques de jeu de base. Là où Unravel se distingue et où le principe de réflexion et de gestion entre en scène, c’est que Yarny est dépendant de la laine qui le compose. Ainsi, faire de gros détours ou coincer votre « queue de laine » peut amener votre personnage à ne plus pouvoir avancer, et donc optimiser son itinéraire. Et le principe est tellement bien amené qu’il reste subtile, naturel et amusant.

Autre point important, qui dit plateforme dit tableau. Et donc, défilement de l’écran de gauche à droite. Cela veut dire, qu’en théorie, vous n’avez pas d’autre choix que d’aller à un point A à un point B. Et pourtant, le jeu n’est pas aussi linéaire que ça puisque les joueurs ont la possibilité de choisir les niveaux dans l’ordre qu’ils souhaitent à condition d’avoir ramassé suffisamment d’étoiles et découvert assez de secrets. On ne peut donc pas dire qu’il soit linéaire, mais ce n’est pas un monde ouvert non plus puisque les joueurs n’ont que finalement très peu de choix.

Une histoire un petit peu timide

Bien que le petit personnage, Yarny, soit animé on ignore toujours pour quelle raison il l’est. Notre petit ami fait de fil de fer et de laine rouge va donc commencer à chercher des photos, qui représentent des niveaux de jeu, et à reconstituer des souvenirs. Ce sont ces souvenirs qui viendront remplir le livre magique au début du jeu. Il y a une certaine interprétation poétique là dedans: un petit personnage qui écrit sa propre histoire. Cependant… ce n’est que ça, il n’y a rien d’autre qui permette de réellement entrer dans l’histoire (ou alors on n’a pas bien cherché).

Un sound design et une musique sympas, mais sans plus

En jouant rien qu’aux deux premiers niveaux d’Unravel un constat devient évident: le jeu a surtout misé sur la musique. Musique qui, il faut quand même le dire, et répétitive et peut-être pas assez diversifiée. Elles sont joliment composées, il n’y a pas à broncher, mais l’entendre 40 000 fois au cours d’un même niveau est lassant. Enfin, le sound design général du jeu est pratiquement inexistant. A part les chants d’oiseaux, le vent dans les arbres et les bruits de pierres et d’objets que vous manipulez, le son n’est définitivement pas le point fort du jeu.

Verdict

Unravel, pour véritablement le comprendre il faut y jouer. Points négatifs ou pas il est impossible de ne pas aimer les aventures de cet adorable petit Yarny. Des goûts et des couleurs on ne discute pas… Mais nous ne faisons que cela. Il faut toutefois aimer l’aventure en plateforme, qui est habilement mélangée au style casse-tête / réflexion. Le jeu est vraiment très prenant, malgré quelques défauts visuels ça et là il est globalement très bon pour ne pas dire proche du « Perfect ». Il faut rappeler qu’Unravel est un jeu indépendant qui a littéralement su convaincre son public, et pour un petit jeu comme celui de Coldwood Interactive… c’est tout simplement exceptionnel. Petit par sa taille, Yarny s’illustre toutefois pour devenir l’une des plus grandes figures du jeu vidéo indépendant.

POINTS POSITIFS

  • Un gameplay très prenant
  • Un design globalement parfait
  • Yarny est vraiment très attachant
  • La variété des décors et des niveaux est bluffante
  • Une histoire très profonde, bien qu’un peu timide
  • Tout le monde peut y jouer
  • Une difficulté merveilleusement bien gérée
  • Une musique qui colle à l’univers mais…

POINTS NEGATIFS

  • … qui est très répétitive.
  • Une ambiance sonore trop légère
  • Des décors et des backgrounds floutés…
  • Du flou, beaucoup trop de flou
  • Les éléments du premier plan sont parfois confus: on a du mal à savoir si on passe devant un objet ou si c’est un mur

Note: 17/20