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Swatting : un swatter condamné à un an de prison aux États-Unis

Swatting : un swatter condamné à un an de prison aux États-Unis

Un jeune homme a été condamné la semaine passée à un an de prison. Celui-ci est accusé d'aux moins six cas de swatting dont un à l'UConn en 2014.

A New Haven aux États-Unis, un homme a été condamné la semaine passée à un an de prison. Et pour cause, celui-ci est accusé de plusieurs cas de swatting dont un à l’UConn (University of Connecticut) en 2014.

Qu’est ce que le swatting?

Le swatting est une sorte de canular téléphonique anonyme vers les autorités pour faire croire au besoin d’une intervention d’urgence chez un particulier auquel on veut nuire. Ce phénomène, encore assez récent, est venu tout droit des États-Unis et tire son nom du service de police SWAT (Special Weapons And Tactics). En France les équivalents sont le GIGN et le GIPN. Le swatting est apparu sur des jeux en lign (notamment Call Of Duty, Counter-Strike : Global Offensive et League Of Legends), où il a été utilisé comme moyen de vengeance. Le principe est de réunir suffisamment d’informations personnelles sur un adversaire pour convaincre la police d’intervenir de façon musclée chez ce dernier. Il est alors possible d’assister en direct à l’opération puisque de nombreux joueurs font du live-stream pendant leurs parties.

Condamné pour six cas de swatting

Mardi dernier, Matthew Tollis, âgé de 22 ans et vivant à Wethersfield, a été condamné par la court fédérale pour avoir contacté à plusieurs reprises les services d’intervention d’urgence, tels que l’équipe de réponse tactique et l’équipe de déminage du SWAT, mais aussi d’avoir fait évacuer des écoles et différentes entreprises lors de canulars d’alerte à la bombe ou de prises d’otages.

« Le swatting n’est pas une blague comme le font les gamins, c’est un crime fédéral » indique le magistrat américain Dierdre Daly. Et de préciser « ces canulars ont fait se déplacer, pour rien, les services les plus importants du FBI et ont traumatisés des milliers de victimes ».

D’après les informations de FoxCT, Tollis a été condamné mardi dernier à un an de prison, suivi de travaux d’intérêts généraux durant son incarcération. Il a été jugé coupable de plus de six cas de swattings, dont le plus important : l’évacuation d’urgence du campus de l’université du Connecticut l’année dernière.

Source : FoxCT