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Santé: L’OMS reconnait l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie !

Santé: L’OMS reconnait l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie !

C'est la première fois dans l'histoire que l'Organisation Mondiale de la santé va inclure les troubles liés aux jeux vidéo dans la Classification Internationale des Maladies

Il s’agit d’une première dans l’histoire. L’Organisation Mondiale de la Santé va inclure l’addiction aux jeux vidéo dans la classification internationale des maladies.

 

L’OMS n’avait jamais reconnu les troubles liés au jeux vidéos dans la classification des maladies avant cela

 

C’est effectivement la première fois que l’OMS va inscrire les troubles liés aux jeux vidéo dans la Classification Internationale des maladies, pour l’année 2018. La dernière fois que ce manuel a été mis à jour, c’était en 1990.

La nouvelle version de cette classification, appelée CIM-11, sortira normalement en 2018, comme l’explique le magazine Forbes.

Organisé autour des troubles du jeu, ce nouveau chapitre du CIM-11, traitera des troubles obsessionnels du jeu vidéo comme une maladie mentale (terme officiel).

 

L’usage des jeux vidéo, comme pas mal d’autres choses, devient pathologique lorsqu’il éclipse tous les autres aspects de votre vie

 

Amis joueurs, n’allez pas trop vite en besogne. Jouer cinq heures dans la semaine à World of Warcraft ou League of Legends ne fera pas de vous un malade, ni un no-life, et encore moins un geek (bande de hipsters). Ce genre de troubles soulignent une réelle pathologie (maladie si vous préférez).

Comme l’explique l’ébauche du chapitre sur les troubles liés aux jeux, le joueur est “ malade ” quand la priorité qu’il donne à son loisir « prend le pas sur les autres intérêts de la vie y compris le sommeil et la nourriture. ».

Vos loisirs n’existent progressivement plus, votre famille et vos amis aussi, et ce qui était sensé être une passion se transforme vite en gouffre, aspirant votre énergie vitale et votre volonté.

 

Prévenir ces troubles devient de plus en plus une priorité

 

Pour Vladimir Poznyak, membre du département de la santé mental et de l’abus de substances à l’Organisation Mondiale de la santé, cette reconnaissance est importante.

« Les professionnels de la santé doivent reconnaître que les troubles du jeu peuvent avoir de graves conséquences sur la santé comme l’abus d’alcool », explique donc ce dernier.

Bien sûr, cela ne veut pas dire que les jeux vidéo sont mauvais pour la santé, ou qu’ils transforment quiconque y joue en violent terroriste. Au contraire, pas mal de jeux sont sensé améliorer certaines capacités cérébrales.

Mais simplement, quand on en abuse (comme pas mal de bonnes choses), il peut arriver que l’on s’enferme dans une spirale sans fin.

S’il n’est pas facile de combattre son addiction, cela reste possible. Certains vont empiler leurs consoles et leurs jeux pour les vendres.

D’autres vont développer d’autres centres d’intérêts, loisirs, qui leur permettront de faire autre chose.

Souvenez vous en, le jeu vidéo est une passion qui anime énormément de personnes. Pour en profiter, ne restez pas exclusivement coincés dedans, même si cela peut être difficile.

 

Les selfies et Internet sont aussi dans le viseur de l’Organisation Mondiale de la Santé

 

Les jeux vidéo ne constituent d’ailleurs pas la seule préoccupation pour l’OMS.

En 2015, l’organisme internationale souhaitait classer de manière officielle l’addiction aux selfies dans les troubles psychologiques.

D’après une étude réalisée en Inde, cette addiction vient d’un problème de confiance en soi. Selon le chercheur Janarthanan Balakrishnan, « ils [les addicts] peuvent manifester des symptômes similaires à d’autres comportements potentiellement addictifs. ». Il explique aussi: « Typiquement, les personnes qui souffrent de cette condition ont très peu confiance en eux et essayent de s’intégrer au groupe de leurs pairs. ».

L’addiction à l’Internet a elle aussi été pointée du doigt par les chercheurs de l’OMS, toujours en 2015. Comme pour pas mal d’addiction, elle survient quand le sujet ne ressent rien d’autre que le besoin de se connecter.

Une addiction surexploité peut alors causer à long termes certains problèmes neurologiques. Par exemple, cette excès peut conduire à une réduction de la connectivité cérébrale. C’est ce qu’a démontré une étude australienne et coréenne.