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Overwatch: Blizzard revient sur la sexualité de Tracer et la diversité du jeu

Overwatch est sorti il y a maintenant presque une année. Aujourd'hui, le vice-président de Blizzard, Jeff Kaplan,reparle de la diversité de ses personnages.

Qu’il s’agisse de genres, d’âge ou d’origines, la diversité est souvent un sujet remis sur la table dans la communauté vidéoludique. S’il peut à force agacer, il est indéniable que le jeu vidéo est en pleine mutation en termes de représentation et d’inclusion de profils moins traditionnels qu’à l’accoutumée. Même si le jeu Overwatch n’est largement pas le premier à refléter cette mutation, le vice-président de Blizzard, Jeff Kaplan, a voulu revenir sur le sujet de la diversité dans le FPS . Et ce, sur une note plutôt optimiste (ça change).

Tracer et la polémique de « Réflexions »

C’est à l’occasion des fêtes de fin d’hiver que Blizzard a publié en ligne une bande dessinée, Réflexions. Celle-ci relate les tribulations de Tracer, la mascotte d’Overwatch, à la veille de Noël. C’est subtilement que l’intrigue se termine dans le foyer de Tracer, auprès de sa compagne. Pourtant, le sujet soulève une petite polémique pendant plusieurs jours, notamment sur Twitter. Mais si un certain nombre de réactions négatives ont pu se manifester, la communauté dans son ensemble a plutôt bien reçu cette nouvelle. Jeff Kaplan a tenu à revenir sur cet événement.

« Réflexions a révélé que Tracer avait une petite amie, et pas un petit ami comme certains le pensaient. Et cela fait partie de ce que nous souhaitons, dans l’équipe d’Overwatch: les choses normales sont normales. Il est important de montrer les choses normales comme normales, dans le but qu’elles soient normalisées. Beaucoup de gens se sont attendus à ce que d’autres personnages soient peut-être représentatifs de la communauté LGBT. Et qu’il ne s’agissait peut-être pas de Tracer. Pour nous, l’important à propos de Tracer, c’était avant toute chose qu’elle soit une héroïne badass qui voyage dans le temps. […] C’est une différence d’avoir un personnage LGBT sur la jaquette, d’autant plus une femme, alors c’est quelque chose dont nous sommes fiers. »

Overwatch: un jeu pour les gamers des quatre coins du monde

Par conséquent, Jeff Kaplan met en avant la fierté de Blizzard quant à la diversité présente au sein du jeu. Pourtant, ce dernier insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un choix arbitraire. Mais bien d’une décision réfléchie et « inclusive » pour les joueurs.

« Ce qui nous paraît étrange, c’est qu’Overwatch a commencé à déclencher beaucoup de discussions à propos de la diversité. C’était un sujet brûlant pendant le développement d’Overwatch. […] Je pense que c’est très intéressant que les gens pensent que le but de l’équipe était la diversité, alors que pas du tout. Nous tenions à créer un jeu, un univers, et un monde où tout le monde se sente bienvenu. Le réel objectif était l’inclusion et l’ouverture d’esprit. »

En conséquence, Blizzard souhaitait viser une cible la plus grande possible.

« Vous pouvez venir d’une région que nous n’avons pas encore représenté dans Overwatch. Mais vous pourriez imaginer qu’un héros Overwatch ou sa carte Overwatch en provient. Et cela semble tout à fait plausible, comme si à tout moment je pourrais être représenté dans le jeu. Je pense que la diversité est un beau résultat final lorsqu’on épouse l’inclusion et l’ouverture d’esprit »

Actuellement, de nombreux pays comme le Népal, la Grande-Bretagne, le Brésil, l’Irak, le Nigéria (d’où provient la mystérieuse Efi Oladele), l’Egypte, la France ou encore la Grèce sont représentés au sein du jeu. A bien des niveaux, Overwatch apparaît pour sûr comme une très belle mosaïque dans le monde vidéoludique.

Source: eurogamer.net