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Jeux-vidéo: l’amendement CL403 contre le sexisme finalement retiré

Jeux-vidéo: l’amendement CL403 contre le sexisme finalement retiré
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L'amendement CL403, visant à s'attaquer au sexisme dans les jeux-vidéo développés en France, vient finalement d'être retiré

La semaine dernière était présenté à l’Assemblée Nationale un certain amendement, intitulé CL403, visant à s’attaquer au sexisme dans les jeux-vidéo développés en France. Le texte était à l’origine sensé sanctionner les créateurs en les retirant de la liste des bénéficiaires du crédit d’impôt jeu vidéo (CIJV), aide financière de l’État couvrant les frais de développement. Toutefois, il a été décidé que le texte serait retiré.

Sanctionner le sexisme dans les jeux-vidéo

C’était en fin de semaine dernière, qu’une proposition intitulée amendement CL403 a vu le jour. Le but de ce texte est de s’attaquer au sexisme dans les jeux-vidéo en excluant « l’obtention du crédit d’impôt pour dépenses de création de jeux vidéo (CIJV), les jeux comportant des représentations dégradantes à l’encontre des femmes, comme cela existe déjà pour les jeux comportant des séquences à caractère pornographique ou de très grande violence ».

Il faut savoir qu’en France, les créateurs de jeux-vidéo bénéficient d’une aide de l’État d’un taux de 20% des frais de développement (plafonné à 3 millions d’euros). Une subvention qui est pour la plupart des développeurs, très bienvenue. L’amendement CL403 vise donc ce droit au CIJV. En France, le CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée) utilise un barème jusque là prévu pour la violence et la pornographie dans les jeux-vidéo, « susceptibles de nuire gravement à l’épanouissement physique, mental ou moral des utilisateurs ». Il n’y a donc rien qui, pour l’instant, s’attaquerai au sexisme.

L’amendement CL403 finalement retiré

En se baladant sur le site web de l’Assemblée Nationale, il est possible de constater que l’amendement CL403 a finalement été retiré par les députés socialistes l’ayant proposé. Il y a fort à parier, qu’il a été retiré afin d’être réécrit pour être proposé de nouveau à l’avenir. Le non-passage auprès de l’Assemblée Nationale serait principalement lié, selon les informations de jeuxvideo.com, « au manque de précision des termes employés ». Il ne faut pas oublier que le CIJV permet aux développeurs français de couvrir jusqu’à 20% des coûts. Un studio étant éligible à cette aide de l’État, bénéficie d’un avantage considérable. Les sanctions prévues par l’amendement CL403 auraient donc un impact très négatif sur les créateurs français.

Crédits photo: Assemblée Nationale