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Gaming: des éditeurs remettent en question la décision de l’OMS sur l’addiction aux jeux vidéo

Gaming: des éditeurs remettent en question la décision de l'OMS sur l'addiction aux jeux vidéo
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Plusieurs éditeurs, qui s'appuient notamment sur un article à paraître de 36 chercheurs, contestent la décision de l'OMS d'inscrire les troubles liés aux jeux vidéo dans la classification internationale des maladies

Quelques mois suivant cette décision, plusieurs éditeurs du monde entier ont demandé à l’OMS de revenir sur sa décision. Cette dernière inscrivait l’addiction des jeux vidéo dans la classification internationale des maladies.

Une décision justifiée d’après un porte parole de l’OMS

C’était une première dans l’Histoire de l’Organisation Mondiale de la santé. Si vous ne vous en souvenez pas (ou si vous n’avez pas suivi assidûment l’actualité), l’information tombait fin décembre. L’OMS inscrivait les troubles liés aux jeux vidéos dans sa classification internationale des maladies.

Selon l’agence spécialisée de l’ONU, l’usage du jeu vidéo devient pathologique quand il “ prend le pas sur les autre intérêts de la vie, y compris le sommeil et la nourriture ”.

Toutefois, cette notion n’est pas encore très clair, même pour l’OMS. Comme l’expliquait un de ses porte-parole en janvier dernier, « Le trouble du jeu vidéo est un concept relativement nouveau et les données épidémiologiques dans la population n’ont pas encore été rassemblée ».
Malgré cela, il y a consensus chez certains “ experts ” « pour dire qu’il y a un problème ». Pour le porte-parole, la décision de l’OMS est donc justifiée.

Pour certains éditeurs de jeux vidéo, cette classification manque de  » soutien scientifique objectif « 

Cependant, cela ne fait pas l’unanimité auprès de tous. Pour pas mal d’éditeurs, ce choix est même injustifié.

« Le processus de l’OMS manque de transparence et de soutien scientifique objectif. » explique Simon Little, directeur général de la Fédération européenne des éditeurs de jeux vidéo, dans un communiqué. Pour lui, « L’opposition mondiale à la classification […] de l’OMS du ‘trouble du jeu vidéo’ continue de s’étendre. ».

En outre, la fédération explique aussi que « la valeur éducative, thérapeutique et récréative des jeux est bien établie et reconnue. ».

La fédération européenne des éditeurs de jeux vidéo n’est d’ailleurs pas la seule à lancer cet appel. D’autres ont suivi, notamment aux États-Unis, au Brésil, en Afrique du Sud, en Corée du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Afin de légitimer leur prise de positions, tous ces éditeurs attendent la publication d’un article intitulé “ Une base scientifique faible pour le trouble du jeu vidéo : restons du côté de la prudence ”. Signé par 36 chercheurs sceptiques à la décision de l’OMS, il est sensé paraître au cours du mois de mars.