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Jarry: A La Cigale de Paris en Mars et en tournée dans toute la France !

Jarry: A La Cigale de Paris en Mars et en tournée dans toute la France !
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Jarry, né prématuré en Août 1977 à la suite d’un accident de voiture est issu d’une famille d’ouvriers, viticulteurs du côté de sa mère et fondeurs du côté de son père. Il grandit à Rablay sur Layon, village de 600 habitants à côté d’Angers.

Jarry

Sa vocation aurait pu être celle de ses frères : les vignes, l’amour du vin et de la nature mais Jarry n’est pas manuel, c’est l’intellectuel de la famille, à la démarche gracieuse, à l’allure soignée… Avec sa mère pour grande alliée, il se détourne rapidement des cours de judo pour aller assister en cachette à des cours de danse et découvre une réelle passion.

“Tout petit, je dansais dans ma chambre, j’avais envie de devenir comédien, de faire du théâtre.”

Jarry va aller au bout de ses rêves et faire de ce premier hobby d’enfant son métier. Il fait alors ses premières armes dans la compagnie de danse hip hop Exprime au CNDC (Centre National de Danse Contemporaine).

Inévitablement, cet intérêt pour la danse, ce travail sur le corps se retrouvent dans son actuel one-man-show.

Sa passion pour la scène, il la partage également en donnant des cours d’expression théâtrale dans des lycées pour des élèves en difficultés ou lors d’interventions dans des maisons d’Arrêt.

C’est à 22 ans qu’il quitte sa région natale pour monter sur les planches à Paris et commencer sa carrière de comédien. Il rejoint alors la compagnie “Entrées de Jeu” dirigée par Bernard Grosjean. Pendant 10 ans, le “théâtre forum” lui permettra d’aborder de nombreux thèmes liés à l’observation de la société ; il y développera notamment l’art de l’improvisation. Il a aussi formé les enseignants pendant 5 ans à l’étranger (Maroc, Tunisie et Mali) pour des programmes d’apprentissage de la langue à travers l’expression théâtrale !

Jarry poursuit sa carrière de comédien et fait des apparitions remarquées dans des comédies au cinéma. C’est notamment lors du tournage de “Bambou”, que Didier Bourdon lui a conseillé de s’orienter vers le one-man-show car il n’avait de cesse de faire rire tout le monde sur le plateau. Il nous présente aujourd’hui son one-man-show : “Atypique”. Après six mois de salles combles à Paris à la Comédie des Boulevards, un an au Théâtre Trévise, il joue aujourd’hui à l’Européen et signe même des prolongations. Jarry sera également en tournée en France, en Belgique et en Suisse.

Jarry, sous ses aspects d’hurluberlu, met le doigt sur un sujet sensible de la société : la recherche d’emploi.

Les statistiques montrent qu’une personne change en moyenne sept fois de métier dans sa vie. Il part de ce postulat pour écrire son spectacle et en fait le fil conducteur. Il a alors testé de nombreux métiers pendant 48 à 72h afin de partager un quotidien différent du sien : caissier chez Lidl, maître nageur, membre du GIGN, prêtre… Un réel travail d’investigation qui lui a permis de faire ressortir le plus drôle de chaque situation.

Jarry transforme la salle de spectacle en salle d’attente Pôle Emploi et nous livre ses différentes expériences professionnelles.

Le titre “Atypique” de son spectacle définit bien le personnage.

“Atypique… c’est

un mot qui me ressemble. J’aime le loufoque et lutte contre les stéréotypes et les idées reçues. Etre atypique, c’est être aux antipodes du conformisme et de tout ce qui est formaté… Et c’est ce que j’avais envie de présenter au public : un spectacle hors norme, un peu fou et différent…“.

Jarry traite donc notamment du droit à la différence, du droit d’exister tel que l’on est (et que l’on nait), du droit à la singularité : il combat les clichés et livre un véritable message de solidarité à travers l’acceptation de soi et d’autrui.

Le personnage incarné par Jarry tout au long du spectacle (assez proche de lui dans la réalité finalement) a une imagination débordante, il a su garder son âme d’enfant et surprend de part sa candeur et sa sensibilité ce qui le rend extrêmement attachant.

Joué dans un premier temps à l’Instinct Théâtre, dont il a été également le programmateur, Jarry s’installe ensuite de Septembre 2012 à Mars 2013 à la Comédie Des Boulevards. En Juillet 2012, il participe au Festival Off d’Avignon. Il revient à Paris au Théâtre Trévise où il jouera de Septembre 2013 à Mars 2014, puis d’Octobre à Décembre 2014. Jarry rassemble un large public, les salles sont pleines à Paris comme dans les autres villes de France, de Belgique ou de Suisse où il est en tournée.

“J’ai toujours été très sensible aux questionnements et débats sur la société actuelle, d’où mon orientation première vers le théâtre forum.

J’avais envie d’amener un sujet brûlant de manière drôle et décalée : la recherche d’emploi. C’est un sujet qui touche chacun d’entre nous et qui, amené avec humour, permet de dédramatiser la situation, de réfléchir différemment.

A la suite d’un entretien avec mon conseiller pôle emploi où il m’informe que nous changeons en moyenne 7 fois de métier dans nos vies, j’ai l’idée de faire une liste d’une dizaine de métiers et d’aller les tester pendant 48 heures en immersion totale.

Ce vécu nourri d’expériences réelles m’a coupé de l’isolement de l’écriture et m’a permis de tisser des liens, d’aller à la rencontre d’autrui dans des contextes éminemment différents.

Très vite je suis confronté à des difficultés ou des situations improbables qui vont m’inspirer pour l’écriture que je veux bienveillante sans tomber dans les clichés connus de tous.

Car ce spectacle est aussi une façon de lutter contre les stéréotypes, de casser les idées reçues. J’ai mis 36 ans à savoir qui j’étais et ce que je voulais faire. Aujourd’hui, je me sens à ma place sur scène livrant ce message de solidarité et d’acceptation.

Le fil conducteur étant la recherche d’emploi, je décide de planter le décor à Pôle Emploi et de créer une interactivité avec le spectateur.

Casser le 4ème mur me semble évident : j’aime le contact du public,

j’aime la répartie, cela rend le spectacle différent chaque soir.”

Bonjour Jarry ! Pouvez-vous vous présenter ?

Avec plaisir ! Je suis Jarry… c’est difficile de répondre à cette question ! Je suis mi-homme, mi-princesse… je suis un peu comme mon spectacle : “Atypique”; c’est donc difficile à définir ! Je pense que la meilleure façon de me connaître est de venir me découvrir sur scène. Je suis né à Angers, je vends du rêve, je sais ! J’ai avant tout un parcours de danseur, le travail sur le corps est très important pour moi ! Je viens du théâtre forum, c’est là où j’ai appris l’art de l’improvisation. J’aime pouvoir interagir avec le public, avoir cette possibilité de rebondir sur tout sans jamais blesser, juste faire sourire, faire rire et titiller un peu quand même ! Le plus important pour moi est de raconter une histoire et d’entraîner le spectateur dans mon univers.

Vous avez mis en scène les spectacles d’Elisabeth Buffet, de Jeff Panacloc, de Charlotte Gabris, on vous a vu à la télé dans plusieurs galas, je pense à ceux de Jérémy Ferrari, Claudia Tagbo, Arnaud Tsamère, Baptiste Lecaplain…, dans des émissions également telles que “Ce soir tout est permis” ou “Canapé Quizz”, vous venez d’intégrer l’équipe de “Face à la Bande” on vous voit même au cinéma dans “Les Trois Frères, le retour“ ! Vous êtes quoi ? un metteur en scène, un comédien, un humoriste… ou simplement un touche à tout ?

Se limiter à une seule activité : impossible pour moi ! On est tous tellement de choses à la fois… La vie m’a donné cette chance de bénéficier de plusieurs cordes à mon arc et chaque facette vient nourrir l’autre. Je prends beaucoup de plaisir à être sur les plateaux télé, c’est un peu comme une grande récréation avec les amis (Baptiste Lecaplain, Claudia Tagbo, Arnaud Tsamère…). Pour ce qui est du cinéma, c’est encore autre chose. Beaucoup d’adrénaline, beaucoup de complicité aussi ! C’est Didier Bourdon mon parrain… je l’ai rencontré dans le film “Bambou” où je joue le rôle de son meilleur ami, il m’a permis de jouer à ses côtés dans “Les Trois Frères, le retour” ! C’est lui d’ailleurs qui m’a incité à écrire un one-man-show. Je lui dois beaucoup. Metteur en scène, c’est vraiment une des facettes qui me tient le plus à coeur et qui vient nourrir mon travail de comédien C’est encore une histoire de rencontre. Je mets en scène aujourd’hui Jeff Panacloc, Elisabeth Buffet et Charlotte Gabris… Ce sont de magnifiques aventures humaines et scéniques ! Et comédien ! bien sûr… enfin humoriste ! même si j’ai du mal à me définir comme tel. Mais compte tenu des rires que je suscite… alors oui je suis humoriste !

L’humour, c’est votre vocation ?

Ce n’est pas moi qui ai choisi le RIRE, c’est le RIRE qui m’a choisi ! Il y a des gens qui quoi qu’ils fassent amuseront toujours la galerie , je fais partie de ceux-là. Quand je devais jouer des pièces dramatiques, je ne parvenais jamais ni à émouvoir, ni à faire pleurer le spectateur… non je le faisais rire… Et quoi de plus beau que de faire rire un public. On dit que le rire prolonge la durée de vie, alors voilà c’est mon côté médecin ! Je suis là pour faire de vous tous des centenaires ! Non, je plaisante…

Les rires sont le fond sonore du spectacle. Alors oui je suis provocateur de fous rires, de glousse-ments, d’hilarité… enfin ça fait une belle musique tout ça ! Au-delà, mon jeu a acquis de nombreuses facettes, de multiples nuances : je cherche aussi à émouvoir le spectateur.

J’ai mis du temps à savoir qui j’étais et ce que je voulais faire ! Aujourd’hui j’ai vraiment trouvé ma place et être sur scène me permet de lutter contre les préjugés et les stéréotypes.

Quel est l’aspect le plus fun quand on fait un spectacle comique ?

C’est le rire des spectateurs bien entendu ! Entendre une salle rire, c’est magnifique. Ça m’émeut toujours beaucoup, parfois à la fin du spectacle j’ai les larmes aux yeux. Et puis ce sont aussi tous ces moments d’interaction avec le public que j’affectionne énormément. Cela rend le spectacle différent chaque soir, car je ne sais jamais ce qui va se passer.

On dit que sur scène, vous êtes une vraie tornade. D’où tirez vous toute cette énergie ?

5 fruits et légumes par jour !! (rires) Je suis un hyperactif ! Alors j’ai naturellement ce côté tornade ! Et puis quand on aime ce que l’on fait et que le public vous le rend au centuple : on ne peut qu’être dans l’énergie. Après l’énergie, ce sont des transferts aussi : j’en donne au public et leurs rires me servent un peu de carburant et me nourrissent.

Il y a une sacrée galerie de personnages dans votre spectacle : caissier, policier, majorette, prêtre, princesse, vous ne cessez de vous transformer. Pourquoi une telle diversité ?

Pour écrire mon spectacle j’ai testé plusieurs métiers ; je me suis immergé pendant 24 à 48 heures dans chacun de ces milieux professionnels ! Et j’en ai gardé le plus cocasse. Ce parcours professionnel chaotique que je narre dans le spectacle correspond en fait à la quête de soi : ce moment où l’on cherche à savoir qui l’on est et quelle place on va occuper dans la société… question qui m’a taraudé pendant tant d’années, à l’époque où il n’y avait qu’un chemin qui m’était destiné : celui de l’exploitation agricole de mes parents… C’est à ce moment là que j’ai pris conscience de l’importance de défendre ses choix et ses idéaux. Je crois profondément au libre arbitre et nous sommes tous maître de notre destin.

5 adjectifs qui vous correspondent ?

Atypique, sensible, joyeux, hyperactif et très très sensuel (rires)…