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Les Gazelles : 3 bonnes raisons d’aller voir ces trentenaires en pleine crise

Les Gazelles : 3 bonnes raisons d’aller voir ces trentenaires en pleine crise

Plus profond qu'il n'y paraît, « Les Gazelles » s'annonce comme le film événement de cette semaine. MCE vous donne trois bonnes raisons de courir le voir

Marie a 30 ans, elle étouffe dans son couple et veut tout envoyer valser sans trop savoir pourquoi, mais sera-t-elle plus heureuse en enchaînant les coups d’un soir et les déceptions ? C’est l’histoire des Gazelles, et elle donne à réfléchir. Découvrez trois bonnes raisons de voir ce film.

1. On a tous douté un jour ou l’autre

Comme Marie, quelle personne en couple, sur le point d’acheter un appartement, n’a jamais remis sa vie en question sur un coup de tête ? En couple depuis le lycée, Marie et Eric signent l’achat de leur premier appartement quand la jeune femme est prise de panique. Qui pourrait lui jeter la première pierre, sachant que nous avons tous, à un moment ou un autre de notre vie, douté de nos choix, professionnels ou sentimentaux ? A un âge où être célibataire est mal vu, où chacun a déjà un passé affectif plus ou moins compliqué, où notre famille commence à juger sérieusement notre vie, et où nos amis sont quasiment tous casés, difficile de trouver sa place. Le spectateur prend donc rapidement Marie en amitié, s’attache à cette fille qui ne sait plus trop où elle en est.

2. Le film est vraiment drôle

Les Gazelles n’ont pas froid aux yeux et nous font mourir de rire. Camille Chamoux (Marie), Audrey Fleurot (Sandra), Joséphine de Meaux (Judith), Anne Brochet (Gwenn) et Naidra Ayadi (Myriam) sont réunies dans cette comédie française décapante et rafraîchissante. L’humour est bien présent, notamment dans certaines répliques qui deviendront probablement cultes, comme quand Anne Brochet lance à un homme, qui lui rappelle que les femmes ne savent pas ce qu’elles veulent après avoir réclamé d’être appelées « madame » et non plus « mademoiselle » : On s’en fout nous d’être des demoiselles, on veut avoir un cul ferme !, ou quand Marie lance à Sandra, T’es pas maquillée là, t’es repeinte ! Les situations cocasses se multiplient pour Marie qui se retrouve dans le lit d’inconnus, qu’elle voit comme des princes charmants, et qui en réalité ne se souviennent même pas de son nom au petit matin… Le rire ponctue cette comédie où l’on ne s’ennuie pas une seconde.

3. Un féminisme ancré dans une vraie modernité

Madame ou mademoiselle, peu importe du moment qu’on s’éclate. Tel semble être le credo du film, qui ne semble pas vouloir apporter une morale quelconque mais conseille plutôt de vivre sa vie de femme sans se préoccuper du reste. Seule ou en couple, au chômage ou cadre, bien ou mal entourée, la question n’est pas là. Le film est donc ancré dans une vraie modernité, où la libération de la femme du 21ème siècle se fait contre tous les carcans de la société. Les filles picolent, couchent avec qui elles veulent, revendiquent le droit de ne pas être en couple, même si au fond, leurs regrets sont palpables. Si Marie n’est pas épaulée par sa mère, qui la culpabilise sans cesse, elle trouve en elle la force d’avancer et ne pas retourner à la vie rangée que tout le monde voudrait la voir reprendre. Son but : être heureuse, envers et contre tout, même si elle passe pour une cinglée et qu’elle constate, non sans tristesse, les méandres de sa génération en mal d’amour.

On pourrait penser que les clichés reviennent malgré tout, quand le film tend vers un certain pathos autour de ce célibat qu’elles n’ont pas forcément choisi. Mais la réalisatrice Mona Achache va là où on ne l’attend pas, démontant ces clichés pour prouver que le bonheur n’est pas univoque.

Les Gazelles, sortie ce mercredi 26 mars en salles.