fbpx
Culture
Partager sur

Culture : Des étudiants s'opposent à la direction du CNSAD

Daniel Mesguich, directeur du conservatoire national supérieur d’art dramatique dont le mandat se termine cette année, est mis en cause par ses élèves dans une pétition

Après une lettre de plainte envoyée fin Janvier par 96 élèves des trois promotions du conservatoire national d’art dramatique à la ministre de la culture, l’éventuel deuxième mandat de Daniel Mesguisch est remis en cause. Arrivant à échéance en novembre 2013, le ministère doit donc choisir de reconduire ou non son mandat.

Ce qui lui est reproché

Les signataires reprocheraient à Daniel Mesguich d’avoir coupé du monde l’école d’art dramatique la plus sélective de France.Le Conservatoire d’aujourd’hui se montre très méfiant vis-à-vis des productions contemporaines françaises. Depuis plusieurs années, les élèves rencontrent de moins en moins d’intervenants extérieurs. (…) D’autre part, le projet actuel du CNSAD mésestime les richesses du théâtre européen et au-delà, et ne travaille pas à inscrire notre formation dans des problématiques artistiques qui dépassent l’enceinte de l’école témoignent-ils.

Les étudiants déplorent donc un manque d’ouverture et rajoutent Nous ne dénigrons ni la qualité de l’enseignement ni celle de l’encadrement qui nous est offert : à travers ces quelques points, nous disons que, malgré les innovations qui ont pu être réalisées, son organisation actuelle fait du Conservatoire un lieu hors du temps et clos sur lui-même. Ils ont ensuite décidé de prendre rendez-vous avec la ministre de la culture pour lui exposer plus longuement le problème.

Une faute grave commise par ses élèves

Lundi au soir, Daniel Mesguich a écrit une lettre d’une vingtaine de pages afin de répondre aux reproches de ses élèves. Selon lui, cette pétition serait une « faute grave » considérée comme une lettre de délation. Il fustige la « rhétorique de l’incohérence, de la méconnaissance, voire de la sottise dont est tissé ce texte », avant de faire part son « désarroi » face à une telle fronde.

Ce n’est pas la première fois qu’un malaise voit le jour depuis l’arrivée de Daniel Mesguich à la direction du conservatoire. En revanche, voir une telle mobilisation d’étudiants pour une même cause est une première. L’affaire ne devrait pas rester sans conséquences.

I. K.