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Culture
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Transformers 4 : de l’action sans grandes surprises

Transformers 4  : de l’action sans grandes surprises

Michael Bay est de retour avec Transformers 4 : L'Âge de l'extinction. Selon l'affiche, les règles ont changé. Qu'en est-il dans la réalité ?

Finalement, à part Shia LaBeouf, rien n’a vraiment changé dans l’univers des Transformers. Les robots se castagnent, les méchants agents du gouvernement œuvrent pour leurs petits intérêts personnels, et les explosions abondent. Les règles ont peut-être changé, mais la recette pour un blockbuster estival bien décérébré reste la même.

Du Michael Bay pur jus

En chef cuisinier maîtrisant parfaitement tous ses ingrédients, Michael Bay revient au premier plan dans l’une des franchises les plus populaires de ces dix dernières années. Depuis le temps, forcément, il sait ce que le public attend, et il ne se prive pas pour donner satisfaction dans Transformers 4. Les fans du réalisateur retrouveront tout ce qui fait le sel de ses films depuis Bad Boys (il y a vingt ans déjà, quand même). De l’action qui dépote, du dialogue simple mais efficace, des effets spéciaux toujours impressionnants et, surtout, beaucoup d’explosions dans tous les sens. La 3D rend parfaitement hommage à son travail, et l’on en prend littéralement plein les yeux pendant 2h45.

De nouveaux ingrédients qui ne gâtent pas la sauce

Le film se déroule quelques années après les événements de Transformers 3. Les robots sont désormais traqués par le gouvernement qui les tient pour responsable de la destruction de Chicago (entre autres). C’est donc sans Shia LaBeouf, mais avec un Mark Wahlberg bien plus crédible en action hero que la saga reprend. Un changement qui permet d’en rajouter encore dans le bourrinage frénétique, tant l’acteur prête parfaitement ses muscles à un personnage plus mature, plus responsable, mais aussi bigrement plus efficace les armes à la main. Au rayon des nouveautés qui justifient le slogan de Transformers 4, on retrouve aussi une nouvelle race de Transformers, après les Autobots et les Decepticons, et bien sûr les robots-dinosaures, vedettes de la campagne de publicité massive qui a précédé la sortie du film.

Comme un parfum aigre-doux

Bien sûr, on ne pourra pas reprocher à Michael Bay d’avoir ainsi appliqué à la lettre la recette qui a fait son succès par le passé. Les amateurs seront conquis, une nouvelle fois, tandis que les amoureux de fine cuisine risquent de tordre le nez. On pourra toutefois retenir contre lui un produit fini bien trop commercial. Le placement de produit y est à la limite de l’indigeste, bien trop apparent et envahissant. La nouveauté, c’est le calibrage spécialement pensé pour le marché asiatique, un ajout bien vu puisque le film y cartonne actuellement, et devrait permettre à ce quatrième volet de flirter avec le milliard de dollars de recette au box-office.

Au final, on regarde ce Transformers 4 comme on savoure un menu Big Mac. On sait à quoi s’attendre, les amoureux de junk food (ou junk cinéma, en l’occurrence) seront pleinement satisfaits, et pourront sans doute lui passer l’aspect roboratif du tout, surtout avec cette sauce marketing qui a tendance à rester sur l’estomac. À consommer bien chaud.