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Culture
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Angoulême : Le palmarès du festival de la BD

Le plus grand rendez-vous mondial de la BD qui s’est achevé hier, à Angoulême, vient de décerner ses « fauves », ainsi que le très convoité Grand Prix, attribué cette année au dessinateur satirique Willem









Découvrez le palmarès complet :

Grand prix 2013 : Willem

Prix Spécial 40e anniversaire : Akira Toriyama (« Dragon Ball »)

Fauve d’or du meilleur album : « Quai d’Orsay, T2 – Chroniques diplomatiques », de Christophe Blain et Abel Lanzac (éditions Dargaud)
Fauve Prix Spécial du Jury : « Le Nao de Brown », de Glyn Dyllon (éditions Akileos)

Fauve de la Série : « Aâma », de Frederik Peeters (éditions Gallimard)

Fauve Révélation : « Automne », de Jon McNaught (éditions Nobrow)

Fauve Patrimoine : « Krazy Kat », volume 1 – 1925-1929, de George Herriman (éditions Les Rêveurs)

Prix du Public Cultura : « Tu mourras moins bête », T2 : Quoi de neuf, docteur Moustache?, de Marion Montaigne (Ankama)

Fauve Polar : « Castilla Drive », d’Anthony Pastor (éditions Actes Sud/L’an 2)

Prix de la bande dessinée alternative : « Dopututto Max », éditions Misma

Les auteurs sont tout de même mécontents. Consultés pour la première fois pour désigner le vainqueur du Grand prix du Festival BD d’Angoulême, ils connaissent aujourd’hui l’étrange sentiment de s’être fait voler la désignation du vainqueur. Sur Twitter, Lewis Trondheim est le premier à s’exprimer en donnant aussi le nom du vainqueur du Grand prix par simple esprit de déduction.

Le règlement était bien sûr connu

Les auteurs votaient mais c’est à l’Académie des Grands Prix de choisir le lauréat parmi ceux qui réunissaient le plus de suffrages. Le choix de l’auteur néerlandais Willem, surtout connu pour ses dessins de presse pour « Libération » et « Charlie Hebdo » interroge néanmoins nos consciences, surtout face aux monstres sacrés de la bande dessinée qui figuraient dans la sélection finale. Le mangaka Akira Toriyama, dont « Dragon Ball » a marqué l’histoire et l’imaginaire du 9ème art a lui été couronné d’un prix spécial du 40ème anniversaire qui a tout du prix de consolation. On remarquera aussi que seul le lauréat représentait l’école de la BD européenne parmi la short-list des cinq noms soumis à la désignation du Grand prix. Heureusement que cela ne casse pas l’ambiance d’un Festival toujours aussi bon enfant, d’autant que le reste du palmarès a fière allure. Parmi les coups de coeur, « Quai d’Orsay », « Aâma » et « Automne » ont obtenu de belles récompenses.

Déborah Dijaud