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Universités: la suppression des rattrapages ne sera pas expérimentée cette année

Universités: la suppression des rattrapages ne sera pas expérimentée cette année
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Après un recul du gouvernement, les universités ne pourront pas expérimenter le contrôle continu intégral à la rentrée 2016.

Énième rebondissement concernant la suppression des rattrapages à l’université. L’expérimentation du contrôle continu intégral qui devait avoir lieu dans cinq universités (Bordeaux, Strasbourg, Avignon, Brest et Lyon 3) à la rentrée prochaine ne sera pas. Car le projet d’arrêter qui devait permettre l’expérimentation n’a pas été étudier lors du dernier Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche), qui se tenait le lundi 11 juillet 2016. Et pourtant, le secrétariat d’État à l’enseignement supérieur avait demandé aux cinq établissements tests de voter en juin en faveur de ce dispositif dans leurs conseils centraux.

La suppression des rattrapages à l’université, ce n’est pas pour cette année

« À travers cet énième renoncement, le ministère revient sur la parole donnée et, ce faisant, ouvre une grave crise de confiance avec la communauté universitaire », regrettent les élus universitaires qui souhaitaient la disparition des rattrapages. Ils l’ont ainsi fait savoir dans une motion adoptée à une courte majorité lors du CNESER. « À l’issue de ce travail intense de plus d’un mois, et tandis que les universités avaient fait voter [à leur conseil d’administration] un cadre d’expérimentation, le ministère se relance dans un jeu de stop-and-go et met les universités volontaires et la communauté universitaire au pied du mur », regrette le CSL. Avant d’ajouter : « Il est inacceptable de découvrir à la veille de la période estivale que les équipes pédagogiques devraient être amenées à revoir l’ensemble du travail qu’elles ont effectué pour la mise en œuvre de ce dispositif afin d’assurer une rentrée dans de bonnes conditions ».

Le gouvernement se concentre sur la sélection en master 2

Le sujet est particulièrement sensible puisqu’il oppose depuis plusieurs mois l’UNEF aux présidents des universités. Le syndicat lui défend le maintien des rattrapages qu’il considère comme une « seconde chance ». De son côté, le cabinet du secrétaire d’État Thierry Mandon défend cette décision. « Nous avons différé d’un an cette réforme pour donner la priorité à celle des masters », explique-t-il. Car une réforme des règles de sélection à l’entrée du master 2 est promise d’ici la fin de l’année. Pour l’heure, aucune précision n’a été diffusée sur cette réforme.