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Université: le système efficace contre la triche aux examens des Etats-Unis

Université: le système efficace contre la triche aux examens des Etats-Unis
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Oui, il y a un dispositif anti-triche lors des examens d’une université aux Etats-Unis. Pourtant, il n’y a pas un seul surveillant. Comment est-ce possible ? C’est dans une chronique sur Le Monde que ce système est dévoilé. Et on peut dire qu’il est efficace.

En effet, un chroniqueur du journal s’est inscrit à l’Université de Valparaiso dans l’Indiana. Et sa première impression est simple: « il ne faut JAMAIS, au grand JAMAIS, tenter de tricher à un examen ». Car le système de l’université américaine est simple… la dénonciation ! C’est même une pratique de plus en plus régulière sur les campus américains. En effet, selon le journaliste du Monde, chacune des copies doit être conclue par la phrase: « Je n’ai jamais reçu, donné ou toléré une aide illégitime pour réaliser ce travail ». Un serment que les étudiants de l’université américaine respectent.

Un code d’honneur et une page réservée à la dénonciation sur le site de l’université

Cette phrase est lourde de sens. Elle indique qu’aucun des étudiants n’a triché ou a été témoin d’une triche notoire. Inscrite au Code d’honneur, cette procédure est largement respectée. Pour preuve, lors de son premier examen, le journaliste du Monde a expliqué avoir vu le professeur quitter la salle pour rejoindre son bureau. Il laisse ainsi un amphithéâtre vide de toute surveillance.

Si en France, cela aurait amené les étudiants à discuter, sortir les livres et se communiquer les réponses, à l’université américaine, « pendant tout l’examen rien de tout cela. Tout le monde regardait fixement sa copie, et aucun bruit ne sortait de la salle. La raison ? Ce n’est pas au prof de surveiller l’examen, mais ce sont les élèves eux-mêmes qui se surveillent », explique le journaliste.

Que risquent les tricheurs à l’université ?

Et d’ailleurs, en cas de fraude avérée, le processus est lourd. En effet, sur le site de l’université est inséré un formulaire de dénonciation à remplir par les étudiants. Ils sont invités à inscrire les faits le plus précisément possible. Et pour éviter toute collaboration, assister à une triche et ne pas en avoir fait part est aussi considéré comme de la triche. Suite à cette dénonciation, l’université lance une enquête.

Celle-ci fait intervenir tous les témoins pour connaître la quasi-totalité des faits. « L’étudiant-accusé peut plaider coupable, coupable avec circonstances atténuantes ou non-coupable. Ensuite, il sera auditionné et devra faire la lumière sur toutes les circonstances de cette affaire », explique le journaliste du Monde. En cas de triche avérée, plusieurs sanctions sont prévues, la plus grosse étant l’exclusion.