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Université: les premiers symptômes du Brexit se ressentent chez les étudiants

Université: les premiers symptômes du Brexit se ressentent chez les étudiants

Les premiers symptômes sur le Brexit se font sentir dans les universités avec la rentrée. En effet, le nombre d'étudiants étrangers a diminué de 30% cette année au profit du Canada.

Il faut bien avouer que le gouvernement britannique n’est pas pressé de mettre en application son Brexit. Malgré tout, sur les marchés financiers et dans les universités, le vote se fait effectivement ressentir. La sortie de l’Union Européenne cause déjà bien des problèmes alors qu’elle n’est pas encore officialisée. Dès l’annonce, les étudiants se posaient la question de pouvoir rejoindre les bancs de l’université royale grâce à l’institution Erasmus. Ce procédé d’échange d’étudiants à l’étranger concerne uniquement les pays sous couvert de l’Union Européenne… Du coup, le Brexit a diminué le quotas d’étudiants étrangers dans les universités britannique. Selon le journal britannique The Independant, il y aurait près de 33% des étudiants à refuser de venir siéger de l’autre côté de la Manche.

Le Brexit à fait fuir 30% d’étudiants étrangers

Comme le Royaume-Uni est encore présent au sein de l’Union Européenne, il s’avère que les échanges Erasmus sont encore possibles. Mais pour une majorité des intéressés, le Brexit a rendu le pays moins attirant et surtout « moins accueillant ». En effet, le referendum a simplement montré qu’une majorité de Britanniques ne souhaitaient plus faire partis de l’Union Européenne et ont préféré quitter l’institution européenne qui réuni, encore aujourd’hui, 28 pays. Mais le Brexit ne touche pas que les étudiants européens. En effet, sur les 30% qui refusent de rejoindre l’université au Royaume-Uni, 83% sont originaires d’un pays hors UE selon le cabinet Hobsons, auteur de l’enquête parue dans le journal britannique. Parmi ces 30%, ils sont mêmes 6% à ne pas digérer le vote, expliquant qu’il ne choisiront jamais l’Angleterre pour étudier suite au vote du Brexit. Un coup dur pour le pays qui accueille habituellement de nombreux étrangers sur les bancs de ses universités.

Le Canada comme choix privilégié ?

En fait, les étudiants ne souhaitant plus venir au Royaume-Uni suite au Brexit juge que ce vote est tout simplement à caractère xénophobe. Il ne faut pas oublier que les pro-Brexit ont majoritairement centré leur campagne sur les immigrés et les ouvertures de frontières de l’Union-Européenne. D’ailleurs, suite au vote, une vague d’attaques xénophobes s’est abattue sur le pays. Du coup, les étudiants ont maintenant privilégié une autre destination, la Canada qui accueillerait 32% des étudiants internationaux en plus. Vient ensuite l’Allemagne, suivie de près par les Etats-Unis et l’Australie. « Avec 125.000 ressortissants de l’UE qui étudient ici , et 43.000 qui travaillent dans les établissements d’enseignement supérieur, il est primordial d’être en mesure d’attirer et de retenir les talents pour travailler et étudier dans nos universités » a déclaré William Bain, directeur d’un groupe consultatif sur le Brexit auprès des universités britanniques.