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Université: la sélection est-elle une bonne solution pour les syndicats ?

Université: la sélection est-elle une bonne solution pour les syndicats ?
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La sélection à l'université est le débat de cette Rentrée universitaire 2017. Mais quelle est la position des principaux syndicats.

Le dossier Universités & Grandes Ecoles sur les nouvelles tendances de l’enseignement supérieur paru dans le Monde daté du mercredi 20 septembre 2017, détaille la position des syndicats étudiants sur la sélection à l’université. Un point important alors que le monde de l’enseignement supérieur est à une période charnière. En effet, le taux d’échec en licence, les couacs de la plateforme APB, un système public à bout de souffle et de moyens, devrait annoncer de grands changements. Si la ministre de l’Enseignement Supérieur Frédérique Vidal a annoncé un travail de fond, la sélection et les prérequis semble être un débat primordial.

La Fage vigilante mais confiante envers les changements proposés

Pour ce qui est du premier syndicat étudiant français, la Fage, la sélection est une mauvaise chose. Mais l’instauration de prérequis à but informatif peut être bénéfique. Au Monde, Jimmy Losfeld, le président de la Fage, explique que « la sélection est un mot galvaudé qui ne veut plus rien dire. S’il s’agit d’exclure une partie de la jeunesse des études supérieures, c’est inacceptable compte tenu du chômage actuel. Et d’autant plus en sachant que les emplois de demain seront qualifiés ».

Pour lui, la solution reste avant tout de « rendre cohérente la continuité entre le secondaire et le supérieur ». Notamment « afin de permettre la hausse du niveau de qualification des nouvelles générations. La Fage est prête à soutenir des prérequis indicatifs. J’ai le sentiment que l’on peut trouver un consensus car le statu quo est intenable ». Notant tout de même la volonté de dialogue de la ministre avec les acteurs sociaux.

Une meilleure orientation et plus de moyens selon l’Unef

Du côté de l’Unef, la sélection est aussi une solution non acceptable. « La sélection n’est pas la solution. Nous sommes contre le fait que l’université devienne un temple sélectif où l’on trie les étudiants à l’entrée et où l’on fait réussir toujours les mêmes, qui ont déjà réussi tout leur parcours scolaire », explique Lilâ Le Bas, la présidente de l’Unef. Le manque de place est certes un problème, mais pour cela, le syndicat plébiscite une licence pluridisciplinaire avec une spécialisation plus tardive.

Encore une fois, l’orientation semble la clé des syndicats. L’Unef demande notamment de mieux affecter les étudiants. Mais surtout, un investissement plus important et indispensable pour financer le coût du supérieur. Plus de moyens financiers, c’est ce que réclame aussi la CPU.

l’UNI veut une sélection à l’université sans faux semblants

Olivier Vial, président de l’UNI préconise lui « une sélection claire, avec des critères les plus justes possibles ». Selon lui, de plus en plus d’étudiants s’orientent sur des filières sélectives. Ces dernières sont d’ailleurs plus en plus présentent au sein des établissements de l’enseignement supérieur. La sélection à l’université c’est le mot d’ordre de l’UNI.

Alors que les autre syndicats s’accordent sur les avancées du ministère, à l’UNI on est moins catégorique. « On a l’impression que, pour ne pas fâcher, le gouvernement est en train de créer un écran de fumée. Sans mettre en place une réelle sélection », explique Olivier Vial. Selon lui, laisser un étudiant alors qu’il est en situation d’échec est une mauvaise chose pour tous les partis. Que ce soit pour l’université, l’étudiant et même le ministère… En effet, l’échec en licence a aujourd’hui un coût pour les établissements. Mais aussi pour l’Etat.