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Université: partiels en temps de grève, le casse-tête des établissements !

Université: partiels en temps de grève, le casse-tête des établissements !
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Comment passer des examens à l'université quand les cours n'ont pas eu lieu ? Si les deux parties, étudiants et direction, s'accordent pour ne pas recaler tout le monde, la solution les divisent pourtant.

La mobilisation étudiante à l’université contre la loi travail est moins mise en avant ces derniers temps mais pourtant, reste encore au coeur des débats dans les UFR. Pourquoi ? Car le mois de mai rappelle forcément les étudiants devant leur bureau en vue des partiels de fin d’année. La question, c’est comment passer des examens lorsqu’on n’a pas eu les cours nécessaires ? Car le blocage des université a considérablement retardé le programme universitaire et contraint forcément les établissements à réfléchir à une méthode de notation propre à la situation? Une organisation catastrophique qui a même causé l’annulation de certains partiels. Mais que faire ?

Recaler tout le monde ?

Pas question. Au moins les groupes d’étudiants et les directions s’accordent sur ce point. En effet, recaler tout le monde serait une perte de temps considérable aux étudiants ce qui ne peut être accepté. De plus, l’université française qui est déjà en sureffectif, ne peut pas accueillir des étudiants supplémentaires en plus des redoublants. Il est donc impossible de prendre une telle politique au sein d’une université qui pourrait compromettre la qualité de l’enseignement lors des prochaines années.

Faire passer tout le monde ?

Autre solution, faire passer tout le monde au bénéfice du doute. Si cette technique semble la plus avantageuse pour les deux cas, elle est pourtant loin de faire l’unanimité à l’université. En effet, faire passer la totalité d’une classe d’âge pourrait contraindre les établissements à faire perdre de la valeur à leurs diplômes. Comment ça ? Car le diplôme ne serait pas acquis sur des résultats mais sur un fait de société. Autrement dit, ne pas aller en cours pour avoir son diplôme… Un mauvais signe envoyé à la jeunesse et qui décridibilise encore plus les enseignements universitaires face à des institutions privées et professionnalisées.

L’université confrontée à un dilemme corsé

Certes, les étudiants semblent favorables à une telle proposition. A l’image de Téo Faure, trésorier de l’UNEF à Paris-VIII interrogé par le Monde qui déclare: « A partir du moment où nous n’avons pas eu de cours, comment évaluer notre niveau lors d’un partiel ? On ne peut pas organiser des examens sur des contenus inexistants ». Mais pour les professeurs, le message est différent: « on ne rend pas service à des étudiants en leur délivrant un morceau de papier qui ne correspond pas au contrôle des connaissances. Ils se trouveraient dévalorisés par un diplôme dont on dira qu’ils l’ont gagné dans une pochette-surprise », explique la présidente de Paris VIII, elle aussi interrogé par le Monde.