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Université: le gouvernement Macron va-t-il instaurer une sélection ?

Université: le gouvernement Macron va-t-il instaurer une sélection ?
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Vers une sélection à l'université ? C'est en tout cas ce que l'on pourrait croire lorsqu'on analyse les changements annoncés pour la Rentrée 2018.

« On est face aujourd’hui à une situation qui est à la fois injuste et qui n’a strictement aucun sens. Le tirage au sort c’est fini en 2018. Je m’y suis engagé ». Ces paroles ne sont pas celles de n’importe qui. Ce sont celles de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur. Plus de tirage au sort ? Pas de problème, tous les partis sont opposés à cette pratique dépassée. Mais que faire ?

Ce que propose le gouvernement c’est l’instauration des prérequis. Mais qu’est-ce que c’est ? Ce sont des normes fixés par les équipes pédagogiques des filières universitaires. Ces normes permettraient de dire si un étudiant a les capacités ou du moins les enseignements nécessaires pour réussir son diplôme dans le cursus qu’il souhaite suivre. Mais n’est-ce pas là une première forme de sélection?

Les prérequis à l’université, une première étape vers la sélection

La particularité de l’université française à laquelle les syndicats étudiants sont favorables, c’est que la seule condition pour y accéder, c’est d’avoir le baccalauréat. Avec les prérequis, ce ne sera plus le cas. En effet, un diplômé en L pouvait aujourd’hui rejoindre une licence de Mathématiques. Avec ces changements, cela ne sera plus possible. En effet, les filières d’enseignement supérieur seront surtout prédéfinies en fonction des années lycées.

Certes, la mauvaise orientation, ou le non contrôle de ces orientations, ne ressemble plus à grand chose. Actuellement, le taux d’échec en licence est de 40%. Un chiffre qui se traduit notamment par un système APB qui est jugé obsolète par tous les partis. Une chose est certaine, les modifications entreront en vigueur pour la Rentrée 2018 comme le réclame les membres du gouvernement concernés par le sujet.

Emmanuel Macron favorable à la sélection?

Mais l’instauration de prérequis va donc rendre plus difficile l’accès à certaines filières. On tendrait donc vers une sélection à l’université ? C’est en tout cas le souhait des présidents des universités. Ces derniers avaient notamment fait valoir cette envie lors de la campagne présidentielle. Une proposition qui avait séduit Emmanuel Macron, le candidat en campagne qui s’était lui aussi montré favorable à cette idée. Est-on en train d’instaurer la sélection en douceur ?