fbpx
Campus
Partager sur

Université: la France recule dans le classement des meilleurs établissements

Le classement QS est défavorable pour l'université française dans son ensemble. En effet, une majeure partie des établissements chutent au classement et trois universités perdent même leur place au top 400.

La treizième édition du classement QS World University Rankings des universités, dévoilée par QS Quacquarelli Symonds, le think-tank spécialisé dans l’enseignement supérieur international, n’est pas glorieux pour l’université française dans son ensemble. En effet, si le Massachusetts Institute of Technology (MIT) est à la première place pour la cinquième année consécutive, le premier établissement français est l’Ecole Normale Supérieure (ENS), qui perd dix places en comparaison du classement 2015 et tombe ainsi à la 33ème place de ce classement. La France perd même trois établissements dans le top 400 et passe de 20 à 17 établissements. Ces trois écoles sont l’Université Paul Sabatier Toulouse III (461), l’Université Aix-Marseille (maintenant 411) et l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon (maintenant 421). Deuxième université du classement pour la France, l’Ecole Polytechnique perd 13 places, et se classe désormais 53e.

Classement français

L’université française paie chère les coupes budgétaires

Selon le communiqué de presse envoyé à MCE, « la baisse de la performance des universités Françaises est principalement due à leur affaiblissement dans trois des six critères de QS ». Ces critères sont: « 74 % des 39 universités Françaises voient une baisse de leur réputation académique, une diminution de 72 % dans le domaine « performance de la recherche », qui entraine une baisse pour le critère citations par faculté. Et 62 % des universités de France voient une baisse du ratio professeurs/étudiant », précise le communiqué. Il faut aussi noter que près de sept établissements hexagonales ont chuté de plus de cinquante places au classement de la meilleure université. De son côté, Ben Sowter, qui dirige le département Recherche à QS, explique que la baisse est liée principalement aux coupes budgétaire de « 122 millions dans les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur, aggravant les problèmes de financement à long terme ». Mais ce n’est pas tout, elle est aussi causé par « la difficulté à laquelle font face les universitaires étrangers pour leur transfert dans une université Française, ce qui affecte négativement le critère corps professoral international. Ainsi que l’incapacité qui en résulte des universités Françaises de pourvoir au récent afflux d’étudiants avec l’augmentation nécessaire des effectifs du corps enseignant ».

Un classement dominé par les établissements anglophones

Pour ce qui est du classement global, il est nettement dominé par les Etats-Unis qui forment le podium. MIT en tête, c’est l’université de Stanford en Californie qui prend la seconde place, devançant l’université d’Harvard. Première université non américaine, celle de Cambridge au Royaume-Uni se place au pied du podium, sa rivale d’Oxford n’obtenant que la sixième position dans le classement. Il faut attendre la huitième position pour trouver une université non anglophone dans le classement grâce à la Suisse Federal Institute of Teechnology. La première université asiatique est celle de Singapour (12ème) suivi par un autre institut de la cité état d’Asie du sud-est, la Nanyang Technological University (13ème).

Classement mondial