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Université: les établissements sous-tension pour la rentrée 2016

Université: les établissements sous-tension pour la rentrée 2016
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Il y a du mieux mais ce n'est pas encore ça. La rentrée 2016 à l'université est encore ponctuée par de nombreux problèmes. Principalement financiers.

C’est comme si l’histoire se répétait. Alors que la rentrée 2015 à l’université été perturbée par des salles de cours surchargées, cette année 2016 semble se diriger vers les mêmes problématiques. En cause ? le surplus de 40 000 étudiants supplémentaires sur les bancs de l’université. Si cette année, la réforme du système d’affectation des bacheliers dans l’enseignement supérieur dans les filières à capacités d’accueil limitées ont permis une meilleure gestion, certaines filières populaires restent sous-tension.

Sur APB, il était obligatoire de fournir un voeu dans une filière libre qui accepte tous les néo-bacheliers. Mais le problème persiste et des étudiants se retrouvent confrontés à un refus de leur première demande. Certains refusent en effet de s’inscrire à l’université pour le seul but de s’inscrire. Du coup, les amphis seront encore surchargés et certains étudiants se retrouveront pendant au moins une année sans études.

La filière Staps encore sous-tension

La filière la plus visée ces derniers temps par les étudiants, c’est le cursus en Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives). Demandé en masse l’an dernier, la filière a vu le nombre de places augmenter. Mais encore une fois, le tirage au sort a dû être effectué. Un système que la ministre de l’Education Nationale, Najat-Vallaud Belkacem, avait déclaré inégale. Mais cette année, les candidats étaient encore trop nombreux.

Au total 11 000 bacheliers n’ont pas pu intégrer la filière malgré une demande de premier voeu sur l’APB. Et malgré cela, les équipements de l’université française restent encore trop peu important. Du coup, certains étudiants ne peuvent même pas avoir cours faute de salles de cours disponibles. « Dans certaines académies, comme Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux ou Chambéry, c’est vraiment très tendu », explique au Monde Bréwal Soyez-Lozac’h, président de l’Association nationale des étudiants en Staps.

Le manque de moyen de l’université française persiste

Même si la rentrée 2016 semble compliquée, dans une interview au Monde, Franck Loureiro, secrétaire national du SGEN-CFDT en charge de l’enseignement supérieur, explique que « globalement, la rentrée est moins ‘pire’ que l’an dernier, car elle a pu être mieux anticipée dans de nombreuses universités ». Il ajoute malgré tout qu’« elle n’a toujours pas lieu dans de bonnes conditions. Recevoir quarante mille étudiants de plus par an, sans les moyens, ce n’est pas possible ». En effet, encore une fois, l’université française demande des moyens supplémentaires pour subvenir à ses besoins. En conséquence de quoi, la rentrée 2017 pourrait encore une fois tourner au cauchemar.