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Université: l’augmentation des frais d’inscription au Royaume-Uni défavorise la classe moyenne

Université: l'augmentation des frais d'inscription au Royaume-Uni défavorise la classe moyenne

Au Royaume-Uni, les frais d'inscription à l'université ont encore augmenté, poussant les personnes issues de la classe moyenne à ne plus passer par la case études.

Les études semblent devenir un luxe au Royaume-Uni. En effet, si le pays est déjà réputé pour ses frais d’inscription onéreux à l’université, l’augmentation de ces derniers met en péril l’avenir de la classe moyenne du pays, ne pouvant pas financer de telles sommes. Passant à 9.000 livres par an, soit 10.600 euros, les élèves venant des établissements publics sont de moins en moins présents dans les couloirs de l’université. Selon un rapport du département pour l’éducation britannique, il est prouvé que les étudiants issus de la classe moyenne inscrit à l’université n’était que 62% des effectifs cette année contre 66% l’année dernière. Les écoles privées ont un taux d’inscription à l’université de 85% chez ses élèves. Ces chiffres, dévoilés dans le journal britannique The Guardian vient en échos du mouvement d’opposition à la politique d’éducation du gouvernement britannique.

Un système d’éducation inégalitaire entre les classes sociales

Le principal syndicat étudiant du pays, le NUS, accompagné de la communauté enseignante expliquent que les frais de scolarité ne sont pas la seule dépense des étudiants à l’université, car à cela viennent s’ajouter les loyers qui sont extrêmement élevés dans le pays. Une somme folle à débourser pour entrer à l’université qui pousse certains jeunes à ne pas s’y inscrire, ou alors à s’endetter par des prêts étudiants qui ne seront pas remboursables avant plusieurs années. De plus, le système de bourse qui avait été mis en place pour rendre l’accès à l’université plus égalitaire a été remplacé par un format de prêts plus avantageux que celui des banques. Ce à quoi, la leader du syndicat étudiant, Angela Rayner accuse le gouvernement de vouloir « fermer violemment la porte » aux étudiants qui n’ont pas les moyens de financer leurs études.

Une université de plus en plus inaccessible

Pourtant, le ministre de l’Education Jo Johnson a insisté sur sa volonté de politique égalitaire à l’université: « chacun devrait pouvoir s’élever aussi loin que son talent le permet, qui qu’ils soient et d’où qu’ils viennent ». Mais la réponse de son opposante est assez simple: « il ne faut pas être un génie pour comprendre qu’en triplant les frais de scolarité à 9.000 £ par an , les conservateurs ont mis un énorme obstacle sur le chemin vers l’enseignement supérieur des étudiants issus de familles à revenu faible et moyen ». En France, bien que le coût de la vie pour un étudiant est moins onéreux, la question de l’accès à l’université fait débat. Dans une ville comme Paris, les jeunes inscrits devront posséder un SMIC afin de poursuivre leur études convenablement. Une problème qu’ont pointé la Fage et l’Unef lors de leurs compte-rendus annuels de rentrée.