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UNEF: le syndicat étudiant a une nouvelle présidente et appelle déjà à manifester

UNEF: le syndicat étudiant a une nouvelle présidente et appelle déjà à manifester

L'UNEF change de tête avec une nouvelle présidente qui prend les commandes. Malgré tout, celle-ci semble vouloir continuer les combats entrepris par William Martinet.

William Martinet a laissé sa place à la tête de l’UNEF, un des principaux syndicats étudiants, à Lilâ Le Bas, une étudiante de l’université Paris-est-Créteil. Celle-ci s’est empressée de manifester sa joie sur Twitter: « Heureuse de prendre bientôt la présidence de l’UNEF et déterminée pour mener les nombreux combats qui sont devant nous! ». Il s’agit de la quatrième femme à prendre la tête du syndicat étudiant UNEF depuis sa création. Et celle-ci, bien qu’elle n’ait pas encore officiellement pris ses fonctions, a déjà fixé ses objectifs. « La priorité, c’est de répondre à l’urgence de la rentrée », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse mardi 30 août, ajoutant qu’« en sachant qu’un étudiant sur deux doit être salarié pour financer ses études, que le coût de la vie a augmenté, qu’il y a les loyers, les frais de scolarité, que le système d’aides sociales est à bout de souffle, nous serons présents pour répondre aux problèmes des jeunes et les aider ». La jeune femme a d’ailleurs annoncé qu’elle prenait une année de césure pour prendre en main cette présidence. Elle a notamment mis en avant l’ARPE, l’Aide à la Recherche du Premier Emploi, mise en place par le gouvernement et qui prévoit une aide financière pour les néo-diplômés arrivés sur le marché de l’emploi sans pouvoir bénéficier de l’allocation chômage.

Continuer la mobilisation contre la Loi Travail

Si l’ARPE a été annoncée par le gouvernement après la mobilisation des jeunes contre la Loi Travail, cette concession n’est pas suffisante pour la nouvelle présidente de l’UNEF qui considère que les nouvelles générations n’ont été que partiellement entendues. Et d’ailleurs elle compte bien utiliser l’élection présidentielle 2017 pour se faire entendre une nouvelle fois: « il faut que les six prochains mois soient utiles. Nous ne cesserons pas de faire pression sur le gouvernement pour que le quotidien des étudiants s’améliore », a-t-elle martelé lors de la conférence de presse. Elle appelle donc les étudiants à manifester de nouveau le 15 septembre prochain contre la Loi Travail. Une mobilisation dès la rentrée universitaire qui fait écho à celle des syndicats travailleurs qui demandent aux salariés de sortir eux aussi dans la rue pour manifester leur opposition au passage de la loi. Autrement dit, l’UNEF se sert de sa demi-victoire face au gouvernement Hollande pour espérer plus à l’approche d’une campagne électorale.

Plusieurs points sur lequel la présidente de l’UNEF souhaite se battre

Mais ce n’est pas le seul cheval de bataille de la nouvelle présidente de l’UNEF. En effet, celle-ci s’est aussi engagée sur la question du service civique et militaire obligatoire. Une idée qui, ne le cachons pas, est le seul projet lancé par les candidats à la présidentielle 2017 et qui concerne les jeunes. Lilâ Le Bas juge même cette idée comme un système « qui rajouterait une étape de paupérisation pour les jeunes ». Dernier point sur lequel la nouvelle présidente de l’UNEF semble vouloir se faire entendre, la question de la sélection entre la première année de master et la deuxième. Si une décision du Conseil d’Etat avait donné raison à Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement Supérieur, une décision de justice avait laissé planer un doute sur la légalité de cette réforme. « Le gouvernement s’est engagé à ne pas faire passer cette décision en force. Mais nous restons convaincus qu’une révision est nécessaire », a lancé la présidente de l’UNEF. Pour le moment, l’ex-président, William Martinet, explique : « nous avons été à moitié entendus et nous souhaitons ouvrir les discussions sans qu’il y ait d’affrontement mais plutôt un compromis entre tous les acteurs ». Un rendez-vous avec la ministre de l’Education Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, est d’ailleurs déjà prévu au programme pour démarrer les négociations.