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Travail : les jeunes veulent quitter la France !

Travail : les jeunes veulent quitter la France !

Partir à l'étranger pour étudier ou trouver du travail, de plus en plus de jeunes voient leur avenir hors de la France.

En quête d’aventure, les jeunes sont de plus en plus nombreux à délaisser la France et à aller vérifier si l’herbe est bien plus verte ailleurs. Plongés dans un contexte économique et social difficile, beaucoup sont ceux qui voient l’expatriation comme le remède de tous les maux. Selon une étude réalisée par le baromètre des jeunes diplômés, en janvier 2012, seul 13% des jeunes voyaient leur avenir professionnel à l’étranger, trois ans après, ils étaient 21%. Plus mobiles qu’avant, les étudiants souhaitent s’ouvrir au monde extérieur et découvrir de nouvelles cultures. Une volonté facilité par la mondialisation et les programmes d’échanges qui ont vu leur popularité augmenter.

Étudier à l’étranger un investissement pour l’avenir

Changer de pays le temps d’un semestre, une année, et plus si affinité. Les étudiants Français partent de plus en plus à l’étranger. Les programmes d’échanges universitaires sont particulièrement sollicités par les jeunes qui y voient une opportunité sur différents points. Violaine, étudiante en langues étrangères appliqués a participé au programme Erasmus il y a deux ans explique à MCE: « J’ai souhaité partir étudier un an à l’étranger pour m’immerger dans un pays étranger et améliorer mes compétences linguistiques. C’était aussi l’occasion de vivre une expérience qui sort de l’ordinaire, de découvrir un nouveau pays, de m’ouvrir à sa culture et de rencontrer de nouvelles personnes », raconte­-t-­elle.

D’autres y voient davantage un investissement sur le long terme. Dans un pays où le taux de chômage avoisine les 10%, ajouter une langue étrangère à son curriculum vitae n’est pas négligeable. Pour Romain, doctorant qui travaille entre la France et l’Italie, « avoir une deuxième langue comme l’espagnol est un avantage sur le marché du travail d’une manière générale, cela permet de valoriser un cursus qui n’est pas très prisé » confie-t-il à Ma Chaîne Etudiante.

Travail, les opportunités professionnelles sont à l’étranger

Hélène a participé au programme Erasmus deux années de suite et la seconde fois plutôt malgré elle. « Après un voyage de six mois en Suède, je souhaitais rester en France. Mais lors de ma recherche de stage de M2, j’ai eu beaucoup de difficultés a en trouver un ici. Mon master était en partenariat avec de nombreuses universités étrangères qui proposaient des stages. Je suis donc repartie, en Angleterre cette fois », confie la jeune étudiante aujourd’hui rentrée en France pour ses études. Une expérience qui l’a mise tout de suite face à la réalité du marché du travail. Aujourd’hui, elle s’imagine travailler« soit en France soit à l’étranger, mais plutôt en Europe. Mes voyages m’ont permis de m’adapter à de nouvelles façons de vivre rapidement et facilement ».

Mais pour certains, l’étranger devient un priorité. Benjamin, étudiant infirmier, son avenir professionnel doit passer par Genève. « Quand on voit à Paris le logement que l’on peut s’offrir avec le salaire d’un infirmier, la question ne se pose même pas », affirme-t-il sur un ton sec. Son frère lui aussi a quitté l’hexagone pour travailler au Luxembourg. Une amélioration de qualité de vie qu’il a pris pour exemple. « Mon futur métier est bien plus reconnu par la société Suisse, la rémunération y est donc forcément plus élevé », explique­-t-­il. Pour le Conseil d’analyse économique, le « parcours optimal » serait de « se former en France, de partir à l’étranger pour démarrer une carrière de haut niveau, puis de rentrer en France à l’âge où il faut payer les études pour ses enfants ou se soigner ». Partir un à cinq ans, c’est d’ailleurs ce que privilégient 36% des jeunes qui voient leur avenir professionnel à l’étranger.

Par Victoria Ouicher