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Students Challenge : découvrez la vidéo de l’étape 2, le résumé, le classement et le best-of photos de l’étape 3

Students Challenge : découvrez la vidéo de l’étape 2, le résumé, le classement et le best-of photos de l’étape 3

Découvrez la vidéo de l'étape 2, le résumé, le classement et le best-of photos de l'étape 3 du raid Students Challenge

Découvrez la vidéo de l’étape 2 en cliquant ici !

Etape 3

Il y eut un soir.
Il y eut un matin.
Et un nouveau jour vint.
Le lever du soleil est d’une beauté incroyable. Les ksars sur l’autre rive du lac se mirent dans l’eau et le jour pointant leur renvoie le dégradé de rouges, de jaunes qu’il diffuse sous le regard poli de l’erg qui s’étire.

Je crois que Narcisse aurait plongé pour ne jamais ressurgir.
On plie les sacs, on arrange ses cheveux ébouriffés, des brosses à dents dépassent des poches des gilets. Et le bivouac s’éveille. Sans pour autant négliger ce paysage que les contes des mille et une nuits leur voleraient sûrement.
Mais c’est à nous qu’il appartient.
Marina et Juliette, équipage 139(Marina RENOUF – IFMEM, 14 / Juliette MALASSIS – ENSE3, 38), me livrent leurs émotions douces sur cette nuit que berça la dune de Merzouga.
Elles ont froid. C’est vrai que c’est un matin de contraste où les flots de lumière moirés donnent un arrière- goût polaire.
Elles m’avouent, du coup, craindre un peu la nuit en bivouac « sauvage » que leur réservera la seconde étape marathon. Mais bon, pour l’heure, elles savourent ce petit coin de paradis visuel en attendant le brief du jour.
7h40 vient de s’arrêter à ma montre quand Ludo prend la parole.
La studieuse assemblée studentiste, les uns assis, les autres debout, d’autres encore accoudés aux parapets en pisé de la terrasse, consacre toute son attention au briefing de la journée.

Le classement d’hier ne va pas compter.
Disons que c’était une mise en jambe, un étalonnage des équipages.
Mais attention ! Aujourd’hui sera une étape participant au classement. Alors les compétiteurs, affutez vos road books !
Sable ? Oueds ? Pierre ? Rocaille ? Dans ces paysages qui nous entourent tout peut arriver et, en plus, il y aura sûrement encore beaucoup de boue.
Il faudra donc être vigilant.
Aujourd’hui est un jour spécial –oui, je sais, encore !- précise Ludo.
C’est la Green Day.
Grâce à un système d’actions à but caritatif, les équipages ont, sur l’année écoulée, amassé des éco-points convertis en dons qui sont, de manière durable et éco-responsable, distribués aux populations locales.
En l’occurrence, dans le cadre de la lutte contre la désertification, ce sont des centaines de palmiers-dattiers qui sont remis à des agriculteurs locaux.
Cette journée donnera lieu, également, à un classement complémentaire à la course. Celui des équipages ayant rapporté le plus d’éco-points.
Mais nous y reviendrons largement. Et comment d’ailleurs puisque ce sont nos joyeux concurrents qui planteront, en équipe avec les agriculteurs, ces palmiers.
Et ce ne sera pas à une datte ultérieure…
Rémi, prenant la parole, précise que, cette année, se seront 500 palmiers qui seront plantés.
Il est maintenant l’heure de se présenter au point de départ, ou CP1.
En cohorte sage et organisée, les véhicules arrivent. Leur reflet dans l’eau qui passe sous le pont qu’ils traversent est saisissant. Majestueux.

Mon heure de rendez -vous avec les équipage sonne donc.
Je commence par me diriger vers Arthur et Antoine, équipage 114 (Arthur POINTEAU – ITII CHAMPAGNE-ARDENNES, 51 / Antoine PARJOIE – 51) so-chic au volant de leur Austin Mini. Ils sont dans « leur délire ! »
Heureux d’être là, ils s’alternent le volant depuis le début du voyage tant la conduite de la Mini est un bonheur. Elle passe partout.
Puis je croise Thomas et Bastien, équipage 112 (Thomas TADDEI – SUP DE CO LA ROCHELLE, 17 / Bastien TADDEI – UMF IULIU HATIEGANU, Roumanie), les deux frères aux lunettes quasi identiques qui les fait ressembler à Clark Kent. Il va de soi que, très vite, nous convenons que la 4L se transformera immanquablement en Superman dans les heures à venir.

Quand j’aborde Alexia Stellitano et Jean Charles Batteux, équipage 181 (Margaux BOUCHART / Jean-Charles BATTEUX – SUP DE CO LA ROCHELLE, 17), c’est immédiatement leur impatience de faire enfin une vraie étape qu’ils me confient. Ils me disent être incroyablement sidérés par tout ce qu’ils traversent, que ce soit d’un point de vue matériel comme immatériel.

C’est le point de vue que partagent Maxime et Matthieu, équipage 182 (Maxime LEVITRE / Matthieu HUMEZ – SUP DE CO LA ROCHELLE, 17), qui sont déçus de leur performance sur l’étape d’hier et qui comptent bien se rattraper aujourd’hui.

Quand je me pose pour quelques instants avec Marie et Chloe, équipage 184 (Marie BOULLIER / Chloé PELISSIER – SUP DE CO LA ROCHELLE, 17), elles avouent que, malgré le kiff d’être ici, elles sont surprises de ce froid qui a sévi. Je salue leur recul qui aborde les idées reçues d’une manière étonnamment mature.
Comme chacun s’avance, je décide de côtoyer un dernier équipage avant de monter, moi aussi, en voiture pour faire notre chasse aux infos du jour.
Dimitri Cetindag, pilote de l’équipage 186 (Dimitri CETINDAG / Laura VITTOT – SUP DE CO LA ROCHELLE, 17), m’avoue ses craintes de l’oued noir tout en affichant un sourire lumineux. Laura Vittot, sa co-pilote, me stipule qu’ils sont, néanmoins, super impatients de voir comment ça va se passer aujourd’hui.

Ils ne savent pas encore que, d’ici 3 heures, ils auront passé avec brio, ces points délicats…
Le Maroc n’est pas un pays chaud.
C’est un pays où il y a du soleil.
Dès qu’il disparait, surtout en cette période et malgré la lattitude sous laquelle nous évoluons, le froid assaille.
Tout est encore incroyablement humide et l’évaporation progressive des sols ne fait qu’accroître la fraicheur ambiante.
Je ne doute pas, cependant, que, d’ici quelques minutes, l’astre suprême nous prodiguera ses effluves bienfaisantes.
L’étendue que nous traversons est à perte de vue. Si large que le relief des dunes, pourtant nombreuses et dépassant, parfois, plusieurs mètres, ne parvient pas à l’épicer.
C’est gigantesque, sorti des archives de la Nasa. Et nous ne perdons pas en intensité en avançant.
Ces sites si particuliers nous amènent vite à un des premiers points noirs de la journée. Il sera, en l’occurrence, bleu.
Un oued classé bleu. C’est une nouveauté sur le Students Challenge 2015. En fonction de son degré de difficulté, chaque oued portera le nom d’une couleur qui accordera, toujours selon le même critère, un temps plus ou moins long aux concurrents pour le franchir.
Avant même que nous ne stationnions, l’oued a déjà pris au piège nombre d’équipages. Les moins aguerris, d’une part. Mais pas que…
Scrutant la scène, j’aperçois, presque animé d’une malsaine satisfaction, Margaux et Maeva, équipage 194 (Margaux LAURENT / Maëva DELACOUR – SUP DE CO LA ROCHELLE, 17), sur-occupée à pelleter, dégager, suer. Mais rire en même temps de leur stationnaire situation d’enlisement.

Je m’explique.
Même pas 10 minutes plus tôt, nous discutions et elle m’avouèrent qu’elles étaient impatientes de sortir les pelles et de se confronter au sable.
De là à dire que le Students Challenge est un exauceur de rèves, il n’y a qu’un oued…
Elles, si heureuses d’avoir pu mener ce projet de participation à bon port et si désireuses de vivre une belle aventure se trouvent donc bienheureuses.
Me pardonnerez vous de vous raconter le fou rire que nous avons eu quand je leur avais rétorqué « surtout, il ne faut pas pelleter plus haut qu’on a le derrière »…
Bref.
De toute part, ça pelte, ça pousse, ça pelte, ça pousse, ça pelte, ça tire.
Les équipages s’entrainent d’une manière incroyable. Ceux qui sont passés se garent et filent prêter pelle forte à leurs amis.
Même les populations globales, surgies d’on ne sait où dans cette immensité désertique, mettent la main à la pelle.
Et comme le raid Students Challenge n’implique qu’un nombre de véhicules volontairement limité, le spectacle est aéré, agréable, à taille humaine.

Ben oui quoi, c’est aussi pour se retrouver coincé dans le sable qu’on est venu ici.
Allez y comprendre quelque chose…
Nous laissons enfin l’oued et ses pelleteurs-tireurs-pousseurs-rieurs et empruntons la piste qui, sur des kilomètres longeant l’Erg Chebbi et sur une géologie de galets plats noirs scintillant sous les rayons bienfaisant de Râ enfin arrivé, nous mène jusqu’au point crucial suivant.
Il fait de plus en plus chaud. C’est si agréable…
Nous qui nous attendions, en arrivant à ce qui, finalement, était un oued classé noir, à voir une marée automobile, encore plus puissante que celle que nous venions de quitter, galérer dans le bac à sable, avons été quelque peu déçu.
Et oui, les précipitations ayant, pour le cas, stabilisé le sol, l’oued s’est laissé traverser sans mot dire et c’est éberlués que nous regardons les équipages passer, passer, passer… devant nous, radieux les tee-shirts ayant enfin remplacé les anoraks.
Placides et bon perdants, nous les suivons, nourrissant l’espoir que c’est plus loin que nous pourrons nous mettre des mots et des photos choc sous la dent. Les kilomètres de piste sont gais et nous savourons les colonnes de poussière de sable qu’émettent nos concurrents, roulant à vive allure.
Nous faisons une entrée étrange dans un village de pisé totalement abandonné, à flanc de colline.
L’impression est post-apocalyptique. Les bâtisses, très délabrées, fantomatiques, se dressent de part et d’autres et nous suivons ce qui était, naguère, sûrement l’artère principale.

Nous décidons de nous arrêter pour attendre les réactions des concurrents qui nous suivent, plus loin.
Ils sont médusés.
Par ce qui, est somme toute, une splendeur d’introspection et d’approche sociale –voire géopolitique- sur les régions du sud du Maroc.
Car, en effet, ce village est le dommage collatéral offert à notre curiosité par l’exode rural qui a sévi ici sur les 20 dernières années.
Il n’y a pas âme qui vive que nous dans ces amas de terre -autrefois des foyers- en ruines organisées, noyés de soleil. Mais si apaisants. Sublime paradoxe.
Je ne résiste pas, encouragé par mes co-voituriers, à me poser là et écrire quelques mots.

Quand nous repartons, le reste des concurrents a traversé cette page d’histoire et file vers la fin de la course.
Dans cette forte aridité qui nous entoure, de vivaces massifs sauvages de petites fleurs mauves nous bordent sur plus d’un kilomètre.
La vie trouve toujours un chemin.
De quoi a-t-elle besoin ? Un peu de matière. Beaucoup d’eau.
Ici, il pleut fortement.
Mais très rarement.
Au fil des ères, sur ce continent berceau de l’humanité, la vie s’est organisée autour de ce concept et la grandiloquente ingéniosité de la Création a généré une cohérence naturelle incomparable.
De grands rassemblements de concurrents sur les monticules entourant le dernier CP nous indiquent la fin de l’étape.
Les petites fleurs mauves étendent leurs pétales au doux vent qui berce ces moments d’humble répit.
La vie trouve toujours un chemin.

Classement Scratch et Général

Retrouvez après chaque fin d’étape, le classement au scratch et au général

A noter : les conditions météos exceptionnelles de ces derniers jours n’ont pas permi de maintenant les étapes 1 et 2. Aucun classement n’est donc disponible pour ces étapes.

3ème Etape

Catégorie « Etudiant » : Pour découvrir le classement général à l’issue de l’étape 3, c’est ci-dessous :

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Catégorie « Mixte » :Pour découvrir le classement général à l’issue de l’étape 3, c’est ci-dessous :

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Communiqué

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