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Stage : les syndicats étudiants dénoncent la modification de la loi

Stage : les syndicats étudiants dénoncent la modification de la loi
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Depuis le mois de décembre, la loi concernant l’encadrement des stages a été modifiée. Et les syndicats étudiants dénoncent ces nouvelles pratiques.

Les modifications de la loi d’encadrement des stages ne plaît pas aux syndicats étudiants. On vous explique.

Les2 réformes qui font du bruit

Ce mois de décembre, la loi visant à encadrer les stages a été modifié. Ainsi, deux points importants ont changé. Et pour les syndicats étudiants, c’est la porte ouverte aux abus.

En effet, depuis le 1er décembre, 50 heures de formation en présence de l’étudiant suffisent à délivrer une convention de stage. Auparavant, 20 heures minimum étaient nécessaires. Mais cette idée n’est pas une avancée, bien au contraire. En fait, cela pourrait même être la porte à tous les abus. En effet, cela risque de faire continuer un phénomène déjà existant et souvent dénoncé par les étudiants.

Certaines sociétés promettent de délivrer des conventions de stage au bout de quelques heures à peine de formation. Ainsi, vous pouvez obtenir une convention de stage même sans être étudiant. Juste en payant une formation de quelques heures. Et bien sur, les sociétés en profitent. Demandant parfois des sommes folles aux jeunes : il faut compter entre 450 et 600 euros ! De quoi démotiver les étudiants qui ne trouvent pas encore de stage.

Vers une difficulté pour trouver un stage de qualité ?

Actuellement, le nombre d’étudiant en entreprise est délimité. Une structure de moins de 20 salariés ne peut pas accueillir plus de 3 stagiaires. Et en ce qui concerne les sociétés de plus de 20 personnes, l’effectif de stagiaires ne doit pas dépasser 15% de l’effectif total. De plus, une période de stage ne peut dépasser 6 mois pour une année scolaire.

Mais l’encadrement des stagiaires au sein de l’entreprise a également été modifié. Ainsi, l’enseignant-référent pouvait auparavant s’occuper de 16 étudiants maximum. Désormais il aura le droit d’en accompagner 24.

Suite à ces changements imprévus publiés dans le Journal Officiel, les syndicats étudiants sont en colère. Ils dénoncent un stage qui verra sa qualité diminuer avec ces nouvelles pratiques. Ils voient d’un très mauvais œil cette retouche du texte de 2014, qui avait pourtant été une réelle avancée pour les stagiaires. Tous se posent la question : comment conserver la qualité pédagogique du stage quand le référent ne peut plus accorder autant de temps à chacun ?