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Sexualité: pour les étudiants le préservatif n’est pas automatique

Sexualité: pour les étudiants le préservatif n’est pas automatique

57% des étudiants français ne portent pas de préservatif lors d'un rapport sexuel : les chiffres alarmants sur la sexualité des jeunes.

Sexe, drogue et alcool, les étudiants mettent leur santé en danger, mais aussi celle de leur partenaire. Dans son rapport santé annuel, la Smerep souligne les comportements à risques adoptés par les étudiants français. Le sondage d’OpinionWay publié ce mardi fait apparaître des données préoccupantes, principalement sur leur sexualité. 57% des étudiants interrogés « ne portent pas systématiquement de préservatif lors de leur rapport sexuel ».

Les risques liés à la sexualité

Les jeunes ont leur premier rapport à 17 ans en moyenne. L’âge est équivalent chez les filles comme chez les garçons. Ce chiffre reste stable, ce n’est donc pas celui-ci qui inquiète la sécurité sociale étudiante. 42% des lycéens et 57% des étudiants interrogés déclarent ne pas porter systématiquement de préservatif lors d’un rapport sexuel. Mais ce n’est pas le seul problème. 61 % des étudiants et 73 % des lycéens ne se font pas systématiquement dépister en cas de changement de partenaire. Plus de la moitié (53 %) estime ne pas avoir pris « un risque suffisant » ou ne pas savoir où faire le test (26 %). « 2 étudiants et lycéens sur ont toujours de fausses croyances sur les modes de transmission du sida », explique l’étude. Aujourd’hui, 1 étudiants sur 10 pense qu’il est possible de guérir du sida. Ce chiffre inquiétant est loin de favoriser des comportements préventifs chez les jeunes français.

Un manque d’information

Les auteurs de l’étude, regrettent un manque d’information des étudiants. Selon eux, ces données soulignent l’importance « des campagnes de sensibilisation à mener régulièrement auprès de cette population et, par extension, une meilleure prise en charge des pilules contraceptives ». Par cette étude, la Smerep soulève les comportements à risque liés à la sexualité des étudiants. Selon Hadrien Le Roux, président de la sécurité sociale étudiante, « il s’agit d’un phénomène générationnel, dans les années 1980 les étudiants étaient beaucoup plus informés des dangers liés aux maladies sexuellement transmissibles ». Un tel constat entraîne une principale interrogation : l’éducation sexuelle transmise aux jeunes français est-elle suffisante ?