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Sciences Po: le hashtag #SciencesPorcs nouveau #MeToo des étudiants ?

Les étudiants de Sciences Po viennent de lever le voile sur des scandales de viols qui ne datent pas d'hier, grâce au hashtag #SciencesPorcs.

Rien n’épargne les agresseurs de la vague #MeToo, pas même les étudiants de Sciences Po. Fort heureusement, les langues se délient. Une déferlante de témoignages mettent en exergue des comportements abusifs entre ces murs. MCE TV vous dit tout de A à Z.

Depuis peu, des étudiants dénoncent les comportements abusifs à Sciences Po. De quoi noircir le tableau peu flatteur de l’institut d’études politiques, en somme.

Comme quoi, la culture du viol a la vie dure, y compris à Sciences Po. Les témoignages de ressortissants des IEP arrivent à point nommé sur les réseaux sociaux.

On assiste aussi à l’émergence de hashtags dans la trempe de #MeToo ou bien de #BalanceTonPorc. Un bon moyen de dénoncer ces pratiques et comportements abusifs longtemps passés sous silence.

Bon nombre de victimes ont pu utiliser Twitter comme tribune pour évoquer les sévices perpétrés par des figures bien connues des IEP de Sciences Po. Des témoignages qui ne datent pas d’hier, d’ailleurs.

Le hashtag #SciencesPorc prend donc des proportions nationales, pour rendre justice à ces étudiantes et étudiants, qui ont longtemps passé cela sous silence. Viols, harcèlement moral ou sexuel… On fait le point afin que vous y voyiez plus clair.

Sciences Po: le hashtag #SciencesPorcs nouveau #MeToo des étudiants ?
Sciences Po: le hashtag #SciencesPorcs nouveau #MeToo des étudiants ?

Les étudiantes et étudiants de Sciences Po brisent l’omerta grâce au hashtag #SciencesPorc

La loi de l’omerta, du silence, régnait depuis des décennies en France dans les IEP de Sciences Po. Un tabou qui tend à se dissiper à mesure que les témoignages d’étudiants abondent en ce sens.

Dans le même temps, l’affaire Duhamel a secoué les IEP de Sciences Po, précipitant dans son sillage la démission de son directeur, Frédéric Mion, mêlé à cette affaire d’inceste. Depuis, les langues se délient.

Cette médiatisation a permis à Juliette, étudiante de 20 ans à Sciences Po Toulouse de briser le silence. Ainsi, elle a avoué qu’un autre élève de son IEP l’avait violée.

« Je ne pensais pas en parler », avait-elle dit dans sa lettre ouverte, et pourtant… Par la suite, de nombreuses autres victimes ont elles aussi dénoncé leurs bourreaux.

Dont cette étudiante de Grenoble, abusée par un autre agresseur qui justifiait ses actes en disant vouloir « prendre soin » d’elle. Des témoignages glaçants, qui tendent à se multiplier sur la Toile.

Une autre internaute dénonce quant à elle un homme qui aurait violé une étudiante avec une bouteille de bière. Il s’agissait cette fois-ci d’un élève de Sciences Po Paris, issu du campus de Poitiers.

Si les femmes sont les premières victimes de ces agressions, le hashtag #MeTooGay a aussi permis de dénoncer les pratiques abusives d’hommes sur d’autres hommes avec l’affaire Guillaume.

Le profil type de ces agresseurs est souvent le même. Celui d’un homme « en position de pouvoir », au sein d’un BDE par exemple.