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Dossier MCE
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Révisions Bac 2015: réviser la philo avec la correction vidéo du sujet « Que devons-nous à l’État ? »

Révisions Bac 2015 réviser la philo avec la correction vidéo du sujet « Que devons-nous à l’État »

Dans le cadre des révisons du Bac 2015, aujourd'hui MCE vous propose de réviser la philo avec la correction vidéo du sujet « Que devons-nous à l’État ? »

Dans la dernière ligne droite des révisions du Bac 2015, MCE propose aujourd’hui aux lycéens de terminale ES de réviser la philo avec la correction vidéo du sujet Le langage n’est-il qu’un outil ? Élèves de terminale ES, voici le corrigé vidéo du sujet de l’épreuve de philo du Bac 2013 des exercices 1, 2 et 3 pour pour t’aider à réviser la philo.

1er sujet : Que devons-nous à l’État ?

2ème sujet : Interprète-t-on à défaut de connaître ?

3ème sujet : Expliquer le texte suivant

Prenons maintenant un exemple où apparaissent une volonté droite, c’est-à-dire juste, la liberté du choix et le choix lui-même ; et aussi la façon dont la volonté droite, tentée d’abandonner la rectitude, la conserve par un libre choix. Quelqu’un veut du fond du coeur servir la vérité parce qu’il comprend qu’il est droit d’aimer la vérité. Cette personne a, certes, la volonté droite et la rectitude de la volonté ; mais la volonté est une chose, la rectitude qui la rend droite en est une autre. Arrive une autre personne la menaçant de mort si elle ne
ment. Voyons maintenant le choix qui se présente de sacrifier la vie pour la rectitude de la volonté ou la rectitude pour la vie. Ce choix, qu’on peut aussi appeler jugement, est libre, puisque la raison qui perçoit la rectitude enseigne que cette rectitude doit être observée par
amour de la rectitude elle-même, que tout ce qui est allégué pour son abandon doit être méprisé et que c’est à la volonté de repousser et de choisir selon les données de l’intelligence rationnelle ; c’est dans ce but principalement, en effet, qu’ont été données à la créature raisonnable la volonté et la raison. C’est pourquoi ce choix de la volonté pour abandonner cette rectitude n’est soumis à aucune nécessité bien qu’il soit combattu par la difficulté née de la pensée de la mort. Quoiqu’il soit nécessaire, en effet, d’abandonner soit la vie, soit la rectitude, aucune nécessité ne détermine cependant ce qui est conservé ou abandonné. La seule volonté détermine ici ce qui est gardé et la force de la nécessité ne fait rien là où le seul choix de la volonté opère.

ANSELME, De la concorde (XIIème siècle)

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.