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Rentrée 2017: la Fage alerte sur le coût de la vie étudiante (interview)

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La Fage est venue détailler le coût de la Rentrée 2017 et son impact sur la vie étudiante sur le plateau de MCE.

Tarek Mahraoui, Vice-Président en charge des Affaires Académiques de la FAGE, est venu sur le plateau de Ma Chaîne Etudiante. Un entretien pour parler de l’augmentation du coût de la Rentrée 2017 pour les étudiants. Des dépenses importantes mais surtout de plus en plus onéreuses pour les jeunes en études supérieures.

Ma Chaîne Etudiante: A combien s’élève le coût de la Rentrée 2017 pour un étudiant non-boursier ?

Tarek Mahraoui: A la Rentrée 2017, le coût de la Rentrée pour un étudiant non boursier qui ne vit plus chez ses parents et à 2 403 euros. C’est une augmentation de 1,87% par rapport à la Rentrée précédente. Ça peut paraître risible. Mais en réalité ça ne l’est pas. Parce que quand un coût augmente et que derrière les étudiants n’ont pas plus d’argent, dans la réalité ce sont les étudiants qui paient la facture. Et ça pose de plus en plus problème.

MCE: Qu’est-ce qui a le plus augmenté cette année en comparaison de 2016 ?

Tarek Mahraoui: Aujourd’hui, le plus gros poste d’augmentation, c’est au niveau de la Santé. La part de la sécurité sociale augmente relativement peu, par contre la partie de complémentaire santé augmente de 9%. C’est totalement paradoxal parce qu’on voit la difficulté qu’ont les étudiants à se faire rembourser leurs frais de santé. Quand on voit aussi qu’un étudiant sur trois est obligé de renoncer aux soins à cause du manque de moyens, on se pose vraiment des questions sur cette augmentation.

MCE: Dans un budget étudiant, quel est la plus grande part de dépenses  ?

Tarek Mahraoui: Aujourd’hui, la plus grande part de dépenses dans le budget d’un étudiant, c’est le logement. Ça représente près de 50%, en réalité 47%, du portefeuille d’un étudiant. Le logement est un poste qui est extrêmement lourd, extrêmement conséquent. D’autant plus quand les ressources diminuent. Vous avez vu, au cours de l’été la décision du gouvernement de trancher à hauteur de cinq euros par mois les APL, ça a un coût. 60 euros par an avec les frais de premier emménagement, tout cela a un poids dans la capacité à commencer ses études.

MCE: Quel réel impact il y-a-t-il sur les études ?

Tarek Mahraoui: Concrètement ça pose un réel problème pour la poursuite des études. Pour certains, ils se retrouvent obligés de se salarier, d’autres sont dans l’incapacité totale de s’intégrer dans l’enseignement supérieur. On demande à un étudiant de débourser près de 2 400 euros en l’espace d’un mois, alors qu’on est en période de Rentrée universitaire.

MCE: Il y a en France près de 40% d’étudiants salariés. Ce n’est pas pénalisant pour leurs études ?

Tarek Mahraoui: Totalement. Quand on regarde les chiffres, on a un doute sur les capacités de réussite d’un étudiant salarié. C’est le premier problème. Le second c’est qu’une partie des étudiants se salarie dans un domaine qui n’est pas celui de leur formation. Cela a des conséquences sur leur capacité à réussir au niveau des études. Le salariat n’est pas une réponse au manque de moyens, c’est une conséquence d’une situation où l’étudiant se trouve dans l’incapacité de pouvoir poursuivre ses études autrement qu’en travaillant.

MCE: Quelles sont les revendications de la Fage pour lutter contre cette augmentation annuelle ?

Tarek Mahraoui: Le premier point c’est sur la question de la santé. Il faut remettre en question le régime de sécurité sociale étudiante. Sur la question du logement, il y a l’encadrement des loyers, l’extension du dispositif de cautionnement, il y a plein de sujets qui peuvent être traités. Nous la FAGE, demandons la création d’une aide globale d’indépendance. Cela permettrait de fusionner les dispositifs d’aides sociales et fiscales pour permettre une meilleure lisibilité mais aussi pour permettre de limiter les effets de seuils que l’on connait au niveau de système d’aide sociale, pour offrir une meilleure répartition et éviter les soucis que l’on connaît aujourd’hui.

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