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Rentrée 2017: les trois points chauds de la nouvelle année universitaire

Rentrée 2017: les trois points chauds de la nouvelle année universitaire
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La Rentrée 2017 universitaire se fera sous tension. De nombreux points inquiètent les acteurs de la vie étudiante. MCE a recensé les trois plus importants.

Alors que la Rentrée 2017 à l’université est de plus en plus proche, les points de tension augmentent. En effet, alors que les étudiants n’ont pas encore rejoint les bancs de l’université, les syndicats étudiants semblent déjà annoncer une mobilisation dans les établissements universitaires. En cause les différents points de discorde et les difficultés des étudiants pour vivre. MCE a recensé les trois points les plus chauds de cette Rentrée 2017 universitaire.

1) Les prérequis pour la rentrée universitaire 2018

C’est une volonté de Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement Supérieur. Cette dernière souhaite mettre fin au tirage au sort et améliorer la plateforme APB en instaurant des prérequis à l’entrée à l’université. Ces mesures font l’oeuvre de discussions au sein de son ministère avec les principaux acteurs sociaux de l’université. Mais si les chefs d’établissement y sont favorables, ce n’est sûrement pas le cas des syndicats étudiants. Ces derniers y voient un premier pas vers une forme de sélection à l’université.

Comment définir ces prérequis? Ils « peuvent cacher le meilleur comme le pire », expliquait en juillet dernier Jimmy Losfeld, président de la Fage, dans les colonnes du Parisien. Moins de demi-mesure chez ses confrères de l’UNEF qui y voient « derrière les mots « prérequis » ou « contrat de réussite » se cache une sélection déguisée ». Malgré tout, les chefs d’établissement s’étaient déjà déclarés favorables à ce procédé. D’autant que des dérogations pourraient être mises en place.

2) L’augmentation du coût de la vie à la Rentrée 2017

Avec la baisse des APL de 5 euros dès la rentrée, l’augmentation du coût de la vie est lui au centre des préoccupations des étudiants. En effet, un récent rapport de la Fage publié dans Le Parisien note que l’augmentation prévue est de 1,86% en comparaison de l’année dernière. Du côté de l’UNEF, on chiffre cette augmentation à hauteur de 2,09%. Qui a raison qui a tort ? Le problème vient surtout de cette augmentation.

Alors que la précarité des étudiants est de plus en plus importante, qu’en est-il de l’aide allouée ? Les bourses vont-elles être revalorisées ? Selon l’échelon fourni par le ministère, elles n’ont pas bougé… Pourtant le coût de la vie augmente et la baisse des aides de l’Etat ne fait qu’augmenter la précarité des étudiants. Selon les derniers chiffres de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), 55 % des étudiants estiment ne pas avoir assez d’argent pour couvrir leurs besoins mensuels. Et 23 % disent rencontrer des difficultés financières importantes.

3) La position des mutuelles étudiantes chaque année

Parmi le rapport de la Fage sur l’augmentation du coût de la vie est aussi paru la position des mutuelles étudiantes. Ces dernières sont en effet au coeur d’un scandale au niveau de la gestion. Alors qu’elles fonctionnent globalement mal, la Fage pointe l’augmentation de la cotisation. Et pire, selon le syndicat elles « jouent bien souvent sur la méconnaissance des néobacheliers d’un système complexe pour leur vendre à leur insu ou par insistance des produits de complémentaire en dehors du régime obligatoire. 25 % ignorent qu’elles ne sont pas obligatoires ».