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Propositions de la CDEFI relatives à l’enseignement supérieur et à la recherche à l’attention des candidat(e)s à la présidence des nouvelles régions

Propositions de la CDEFI relatives à l’enseignement supérieur et à la recherche à l’attention des candidat(e)s à la présidence des nouvelles régions

La CDEFI présente aujourd'hui les thématiques « vie étudiante » et « apprentissage », parmi celles relatives à l’enseignement supérieur et à la recherche.

La CDEFI présentera ses propositions dans six thématiques relatives à l’enseignement supérieur et à la recherche tout au long de la semaine. Sont aujourd’hui présentées les thématiques « vie étudiante » et « apprentissage ». Un document récapitulatif des six thématiques sera diffusé en fin de semaine.

La CDEFI est la Conférence institutionnelle qui représente toutes les écoles accréditées à délivrer le titre d’ingénieur diplômé. Ces écoles, privées ou publiques, quel que soit leur ministère de tutelle, sont aujourd’hui au nombre de 203. Ces établissements sont tous accrédités par la Commission des titres d’ingénieur (CTI).

Depuis 24 ans, les effectifs d’élèves-ingénieurs ont très fortement augmenté : entre 1990-1991 et 2014-2015, le nombre d’élèves inscrits dans les écoles d’ingénieurs a plus que doublé, passant de 57 653 à 130 003, soit une progression de 125 %.

Le nombre de diplômes délivrés par les écoles d’ingénieurs a lui aussi doublé en passant de 16 000 en 1991 à plus de 32 000 en 2014. Ce nombre est appelé à croître car les besoins de notre société en ingénieurs sont très importants. Les écoles d’ingénieurs représentent aujourd’hui 60 % des effectifs de grade master en sciences et technologies et plus d’un cinquième des masters délivrés, toutes disciplines confondues.

Les écoles d’ingénieurs sont également des acteurs majeurs en matière de recherche et d’innovation : en 2011, 60 % des chercheurs en entreprise sont des ingénieurs. Les écoles ont participé à la formation de 50 % des jeunes diplômés par un doctorat en sciences au cours de l’année 2013.

A ce poids considérable des écoles d’ingénieurs dans le paysage français de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’ajoute la contribution des écoles au dynamisme économique et social des territoires. La proximité des écoles avec les entreprises leur permet d’anticiper rapidement les évolutions technologiques et permet ainsi d’accroître la compétitivité de la France et sa capacité à innover.

La CDEFI demande aux conseils régionaux :

– de consacrer 10 % du budget annuel de la région à l’enseignement supérieur et à la recherche à la fin de leur mandature ;

– d’accompagner le développement des écoles d’ingénieurs qui garantissent à la jeunesse, dans le cadre d’une ouverture sociale, la réussite d’un projet professionnel et une insertion professionnelle rapide en tant que cadre supérieur1.

Thématique n°1 : la vie étudiante

Le nombre de logements disponibles pour les étudiants reste insuffisant. De même, les montants des loyers peuvent être extrêmement élevés. Cela rend difficile l’accès à un logement étudiant pour un grand nombre d’étudiant(e)s et peut nuire à l’égal accès aux études supérieures.

La CDEFI incite les régions à :

– contribuer à l’ouverture sociale de l’enseignement supérieur grâce :

– au développement d’un parc de logements adapté au territoire pour les étudiant(e)s ;

– à la mise en place d’un système de caution solidaire permettant à tous les étudiants (étrangers, non boursiers, …) n’ayant pas de garant pour la location d’un logement de pouvoir demander à la région de se porter caution ;

– à la mise à disposition d’un pass culture gratuit.

Thématique n°2 : l’apprentissage

En 2014, 4 800 diplômes d’ingénieurs ont été délivrés à des élèves ayant suivi une formation par apprentissage, représentant 13 % des titres d’ingénieurs diplômés délivrés. 36 % des ingénieurs diplômés par la voie de l’apprentissage étaient salariés d’une TPE ou d’une PME. Ces jeunes apprentis contribuent ainsi à l’économie du territoire avant même qu’ils ne sortent des écoles d’ingénieurs. L’insertion professionnelle des ingénieurs diplômés sous statut apprenti ou sous statut étudiant est identique. L’apprentissage de niveau 1 fixe les talents dans les territoires et bénéficie au développement des PME-PMI, notamment innovantes.

La CDEFI considère que les régions doivent :

– aider le développement de l’apprentissage dans les formations d’ingénieurs en répartissant de manière équilibrée entre les différents niveaux de formation les financements dédiés à l’apprentissage – les régions ne devant pas se concentrer uniquement sur les bas niveaux de qualification ;

– mettre en place des méthodes harmonisées de calcul des coûts de formation et être vigilantes sur la répartition des financements ;

– développer la mobilité internationale des apprentis sous toutes ses formes et notamment appuyer la mise en œuvre d’un contrat d’apprentissage unique dans les pays de l’Union européenne.

À propos de la CDEFI

Fondée en 1976, la CDEFI (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs) réunit l’ensemble des directeurs et directrices des établissements ou composantes d’établissements, publics ou privés, habilités par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) à délivrer le titre d’ingénieur diplômé. Elle a pour principale mission d’étudier tous sujets relatifs au métier et à la formation des ingénieurs, ainsi qu’au développement de la recherche et à la valorisation de celle-ci. Elle a, de plus, vocation à promouvoir l’Ingénieur de l’école française, dans le monde comme en France. Ainsi, la dimension internationale est au cœur de ses préoccupations, notamment dans l’espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche.