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Parcoursup: la plateforme admission post bac déjà vivement critiquée

Parcoursup: Le lancement de la plateforme est déjà vivement critiquée
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Depuis le 15 Janvier, Parcoursup est disponible pour rentrer ses voeux ! Alors que le gouvernement pensait mettre tout le monde d’accord, d’autres ne l'entendent pas de cette oreille.

Le remplaçant d’APB, Parcoursup change totalement de fonctionnement ! Pour certains c’est le pied, mais pour d’autres, trouver sa voie devient le parcours(up) du combattant. Retour sur les premières polémiques.

La procédure d’admission change radicalement de fonctionnement

C’est bel et bien la fin du tirage au sort. Désormais, faite place au triage sélectif ! En effet, l’ancienne plateforme d’admission post-bac avait été critiqué sur son tirage au sort.
Avec en cause, un algorythme trop impersonnel.

En effet, on ne triait plus les élèves en fonction de leurs résultats, mais simplement par le classement de leurs voeux. On te proposait automatiquement un cursus que tu avais sélectionné, et ceci supprimait tous tes autres voeux.

De plus, il fallait procéder à un tirage au sort si tu choisissais des filières “sous tensions”. C’est à dire les filières les plus demandées tel que STAPS, Psychologie, Sociologie… En bref, c’était l’angoisse absolue.

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. En rentrant 10 voeux maximum, tu as connaissance de la totalité des réponses. Et pour trier les élèves, on utilise une autre méthode: la sélection par “les attendus”. Ce sont tes aptitudes (notes, motivations, appréciations) en lien avec la filière que tu as choisis d’étudier en études supérieurs.

D’ailleurs, les établissements d’enseignements supérieurs ont désormais accès à toutes tes notes de la première à la terminale. D’autre part, ils auront également connaissance de tes appréciations ainsi que l’avis de ton conseil de classe. Et pour mettre toutes les chances de ton côté, tu dois constituer un projet d’orientation dans un dossier nommé “Fiche Avenir”.

Parcoursup déjà sous pression

Le fonctionnement de Parcoursup est déjà remis en question. Pour beaucoup, la fin du tirage au sort revient à trier (de manière élitiste) les candidats en fonction de leurs profils.

Mais selon le gouvernement, ce changement de plateforme devrait réduire le taux d’échec en première année, mais aussi accompagner les élèves en fonction de leurs motivations. Edouard Philippe déclare à ce propos: “Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin et la tâche est immense, car les résultats ne sont pas bons. Les recteurs auront l’obligation de veiller à ce que chacun ait une affectation”.

Hélas, pour l’opposition, Parcoursup serait un vrai désastre. De son côté, La France Insoumise a lancé ce lundi une campagne dans les lycées et les universités contre la nouvelle plateforme. Et la mobilisation continuera jusqu’au retrait de la loi a expliqué Manuel Bompard (le directeur des campagnes). Il explique ensuite que la sélection des élèves décourageait et fermerait les portes de l’universités.

Cet avis est le même qu’Hervé Christofol (le secrétaire général du Syndicat Snesup-FSU), il s’exprime alors à ce sujet “huit millions de voeux vont être étudiés d’un coup, pour 640 000 places : on met en tension toutes les formations, donc on généralise la sélection ».

Autre problème ? Les places disponibles à l’université. Si on annonce 22 000 places en plus d’ici la rentrée 2018, le ministère annonce d’autre part qu’il y aura plus de 28 000 néo-bachelier. Ce qui est, de toute façon, insuffisant.
Enfin, les Syndicats et les organisations tel que la FAGE (première organisation étudiante actuelle), l’Unsa (également syndicat réformiste) et le CFDT (syndicat réformiste) s’inquiètent et tous indiquent un risque de dysfonctionnement.