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Nanterre: l’université Paris 10 ouvre ses portes aux étudiants réfugiés

Nanterre: l’université Paris 10 ouvre ses portes aux étudiants réfugiés
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Chaque année l'université de Nanterre accueille une vingtaine de réfugiés souhaitant faire des études. Mais avec des arrivées massives liées à l'actualité, des mesures exceptionnelles ont été prises pour les accompagner vers les études et leur intégration.

Vouloir aider et faire face aux problèmes de société. C’est ce qui chaque année entraîne l’Université de Nanterre à inscrire dans ses cours une vingtaine d’étudiants ayant le statut de réfugié. Un rendez-vous annuel qui cette année, prend une tournure tout autre avec les afflux massifs de migrants qui débarquent aux portes de l’Europe, cherchant pas tous les moyens à fuir la guerre et les horreurs de leur pays d’origine. Comprenant la procédure d’urgence, l’université Paris 10 a donc décidé de mettre la main à la patte et d’offrir une chance à ces étudiants dans le besoin. De son propre chef, « l’université a décidé de mettre en place des initiatives qui ont été transmises au ministère de l’Enseignement supérieur, à la préfecture des Hauts-de-Seine et au rectorat », déclare le cabinet du président de l’université à MCE. Ajoutant qu’« il s’agit avant tout de lister les choses. Nous ne sommes que dans les distributions de formulaires et les traductions qui nous prennent du temps ».

Un accès plus facile aux études pour les étudiants salariés

Mais qui sont ses réfugiés ? Pour le moment, personne ne peut le dire. Les formulaires de demande d’inscription ont été envoyés par l’université à ceux qui avaient fait la demande au préalable. Mais le nombre est tellement important qu’« il va falloir faire une sorte de tri », explique le cabinet du président à Ma Chaîne Etudiante. Une sélection qui se fait notamment sur le rayonnement géographique. Selon l’Université, « le département nous a annoncé que 300 demandeurs d’asiles seront accueillis dans les Hauts-de-Seine ». Les réfugiés faisant donc la demande disposeront donc d’un accès plus facile au cursus. Un cursus qui se centrera obligatoirement sur l’apprentissage du français. « Pour le moment, certains parlent mal français, d’autres ne comprennent que l’anglais et le plus souvent ne communiquent qu’en arabe », explique le cabinet de l’Université. Accompagner ces réfugiés est donc primordial pour une insertion dans la société.

Un accompagnement pour faciliter une intégration

Dans un communiqué de presse, le service communication de l’Université de Nanterre explique les dispositifs qui seront mis en place. Outre l’apprentissage obligatoire de la langue française, les futurs universitaires seront surtout accompagnés pour faciliter l’accès à un job étudiant et à les orienter sur une matière dans laquelle ils pourront réussir. Il bénéficieront de tous services dont disposent actuellement les étudiants déjà inscrits comme l’accès au Crous, au logement, à la restauration… Dans le communiqué, l’université s’engage à « mettre en oeuvre ces mesures sans délai et nous en appelons au ministère pour nous aider fonctionnellement et financièrement dans le déploiement de ces actions d’intérêt national et international ». Pour le moment, plusieurs associations ont apporté leurs soutiens et leur aides à ce projet. Les syndicats étudiants, eux, sont plus discrets. « Nous avons eu des retours individuels de leur part, mais d’engouement collectif », explique le cabinet du président à MCE.

Dans un contexte particulier où certains étudiants, nouveaux bacheliers, ne trouvent pas de place en université, le fait d’ouvrir des places peut avoir certains retours négatifs. Mais l’Université n’est pas concerné par se problème. « C’est le rectorat qui s’occupe de la répartition et nous n’en avons pas eu cette année », explique le cabinet, ajoutant que « chaque année, l’université accueille des étudiants qui ne trouvent pas d’établissement ».