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Médecine: il n’y aura finalement pas de tirage au sort des candidats

Médecine: il n’y aura finalement pas de tirage au sort des candidats
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L'annonce avait fait un scandale, l'utilisation du tirage au sort pour la sélection à l'entrée en médecine. Mais le rectorat est revenu sur cette annonce.

Mercredi soir, la nouvelle est tombée… Les étudiants qui auront la possibilité de s’asseoir sur les bancs de la faculté de médecin seront sélectionnés par tirage au sort. Mais directement, cette sélection injuste a tout de suite créé un tollé chez les candidats, ce qui a obligé le rectorat a annoncé que cette information était fausse. Cette annonce qui avait été faite par Le Monde expliquait que le rectorat de Paris avait fixé une capacité d’accueil limitée de 7 500 étudiants contre 8 143 en 2015. « Plus de 14 108 futurs bacheliers ont inscrit Paces dans au moins l’un de leurs voeux et plus de 8 000 en premier voeu », selon le directeur de la faculté de médecine de Paris­Est-­Créteil-­Val­-de-­Marne.

Le tirage au sort est une honte pour la pratique de la médecine

Tout de suite après l’annonce, Sébastien Foucher, le président de l’Union nationale des étudiants en médecine, avait déclaré sur France Info que « je crains qu’il y ait des étudiants à qui l’on dise, avant même qu’ils aient l’occasion d’essayer : « Le tirage au sort ne vous a pas retenu. Il va donc falloir aller voir ailleurs pendant un an » ». Le docteur Christian Lehmann avait lui aussi réagi en déclarant que le système du tirage au sort « est vraiment un manque de respect complet, en contradiction totale avec l’esprit des études médicales », ajoutant qu’il trouve « aberrant d’imaginer que c’est sur le coup de bol d’un tirage au sort qu’on va éliminer des gens qui depuis des années rêvent de soigner des humains plutôt que d’être banquier de Rothschild ou milliardaire ».

Thierry Mandon choqué d’une telle pratique

Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur a lui aussi réagi à cette polémique sur Libération en déclarant que « je ferai tout pour que le tirage au sort pour accéder en première année de médecine n’existe jamais : il n’y a pas plus stupide comme moyen de sélection surtout pour accéder à des filières très sélectives ». Celui-ci a même déclaré que cette pratique du tirage au sort « n’a jamais été utilisé en fac de médecine où la première année est commune à toutes les formations pour les professions de santé. Vu le nombre d’étudiants concernés, l’inscription en première année est libre. La sélection, très dure, a lieu à la fin de cette année-là ».

Pour le rectorat, pas de tirage au sort

Une polémique qui a obligé le rectorat à annoncer que « tous les bacheliers d’Ile-de-France pourront suivre les études de leur choix ». Malgré tout, le quota de 7 500 places est confirmé. Mais on affirme que ce nombre n’est pas gênant dans la question de l’orientation car « certains élèves de terminale qui ont dans un premier temps demandé à accéder à la première année de médecine vont finalement décider de changer d’orientation ». Le rectorat a ensuite tenté d’éteindre la polémique du tirage au sort en déclarant qu’ « il y aura donc moins de 8 000 demandes pour la première année de médecine. La première répartition de 7 500 places devrait être suffisante, mais elle sera ajustée si nécessaire. Il n’y aura donc pas de tirage au sort ».