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Loi travail: l’université de Toulouse fermée pour éviter un… blocus

Loi travail: l’université de Toulouse fermée pour éviter un… blocus

Le président de l'université de Toulouse a fermé administrativement les portes de son établissement pour éviter un blocus contre la loi travail.

Depuis jeudi matin, le président de l’université Jean Jaurès de Toulouse a pris la décision de fermer les portes de son établissement et n’a décidé de les réouvir que le 11 avril prochain… si tout va bien. Mais pourquoi ? La raison est simple, avec le soulèvement des étudiants contre la loi travail, de nombreuses universités ont vu leurs entrées bloqués par les étudiants manifestants. Ces décisions se prennent en AG après un vote. A Toulouse, ils étaient près de 300 personnes lors de cette réunion contre la loi travail et le vote fut sans appel ! Le blocage de l’université a été voté jusqu’au 11 avril afin de protester contre la loi El Khomri.

Couper l’herbe sous le pied des manifestants contre la loi travail

Alors pour pallier à ce blocus anti loi travail, le président de l’université a décidé de prendre les devants et de verrouiller les portes des établissements. Selon lui, les conditions de sécurité ne sont pas réunis et parmi les manifestants anti loi travail, il soupçonne certains individus de vouloir dégrader les bâtiments qui viennent d’être rénovés. C’est donc dans un gage de précaution qu’il a demandé aux étudiants de son université de rester chez eux et de ne pas se rendre aux portes de l’établissement universitaire « plutôt que de se retrouver à gérer un blocage long et tendu », selon le site de France 3 régions. Mais cette décision ne plait à personne, autant pour les bloqueurs que pour les opposants au blocage.

Tout le monde est mécontent de cette décision

En effet, si l’UNEF a déjà fait savoir qu’elle jugeait ce type de procédé anti-démocratique (il s’est déjà produit à Paris 1), les anti blocages sont eux aussi mécontents. Ils reprochent au président de l’université de Toulouse de céder face à une minorité d’étudiants bloqueurs alors que la majeure partie des inscrits souhaitent pourtant continuer les cours et ne pas voir leur année d’études bradée. Toulouse n’est pas la seule ville dans ce cas. L’université de Rennes a elle aussi fermé administrativement ses portes pour éviter un blocage contre la loi travail.