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Concours IESF: L’ingénieur de demain, un super héros très féminin !

Concours IESF: L’ingénieur de demain, un super héros très féminin !
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IESF récompense 4 équipes d’étudiants ingénieurs dans le cadre du concours Trophée Vidéo de la Journée Nationale de l’Ingénieur.

IESF, Ingénieurs et Scientifiques de France, a lancé, pour la deuxième année consécutive, un grand concours vidéo sur le thème des métiers de l’ingénieur d’aujourd’hui et de demain. Les lauréats ont été annoncés dans le cadre de la Journée Nationale de l’Ingénieur qui s’est déroulée sous le haut patronage du Président de la République le 30 mars 2016 à Paris et dans 20 villes de France.

1er PRIX // CATEGORIE « L’INGENIEUR CARTE D’IDENTITE » : Selma Kraiem et Christophe Sirigu, étudiants à Télécom SudParis.

La vidéo rappelle tout ce que l’être humain a su accomplir au cours de son évolution : défier la gravité, recréer la vie, apprivoiser l’énergie, partir à la conquête de nouveaux mondes, connecter la planète ou encore changer l’état des choses… Autant de « super-pouvoirs » que les humains ont à leur disposition. La vidéo présente ensuite Selma, elle aussi dotée de super pouvoirs. « Vous pensez peut-être que Selma est un super-héros ? Détrompez-vous ! Selma est ingénieur. ». Elle fait partie de ces 36000 ingénieurs diplômés chaque année qui agissent sur les secteurs porteurs et contribuent ainsi au changement de notre planète. « Chaque avancée que fait l’ingénieur constitue sa carte d’identité et restera gravée à jamais », précisent les auteurs de la vidéo. L’ingénieur est un peu, à sa manière, un super-héros…

« Cette vidéo, qui pourrait être un trailer pour un film de super-héros, a impressionné le jury. Elle tend à montrer que l’ingénieur n’est pas une personne ordinaire mais bien le héros de notre société. Elle est porteuse de valeurs très positives et optimistes autour du métier de l’ingénieur. Elle constitue un très beau support à montrer aux élèves de collège et aux lycéens et elle pourrait même susciter quelques vocations ! », précise Pascale AUGER, Présidente du jury et Vice-Présidente d’IESF Ile de France.

2ème prix // CATEGORIE « L’INGENIEUR AU FEMININ » : Alaeddine Hajjem et Fanny Illes, étudiants à l’Université de Technologie de Compiègne.

Dans cette vidéo, on part à la rencontre de Fanny. Fanny est une jolie fille qui aime faire du sport, se maquiller, voir ses amis, danser, faire de la moto : c’est une jeune femme classique. Comme tous les jeunes de son âge, elle s’est posée des questions sur sa formation future et a pris la décision de devenir ingénieur. Elle a choisi cette voie car c’est celle qui va lui permettre d’acquérir le plus de compétences et de connaissances. Après sa formation, rien ne change, elle est toujours la même personne et ne s’est « pas mise de côté ». Elle a gardé sa personnalité en développant de nouvelles aptitudes : elle sait maintenant manager, a créé une application pour pouvoir gérer sa musique pendant qu’elle danse et une autre afin de mieux comprendre les efforts que son corps fournit quand elle fait du sport. « Fanny n’est pas différente mais elle est ingénieure. Fanny a su affirmer sa féminité » conclut la vidéo.

« Cette vidéo est une ode à la féminité et Fanny la représente à merveille ! Le jury a été très touché par cette vidéo admirablement bien tournée. Nous lui avons décerné le deuxième prix car elle met en scène le combat que mène IESF au quotidien : essayer d’attirer plus de femmes dans les filières ingénieurs » précise Pascale AUGER, Présidente du jury et Vice-Présidente d’IESF Ile de France.

3ème prix // CATEGORIE « L’INGENIEUR AU FEMININ » : Maylis Mercat, étudiante à l’INSA de Lyon.

Toujours dans la catégorie « L’Ingénieur au féminin », cette vidéo pose une question essentielle « Pourquoi y-a-t-il si peu de filles dans les filières ingénieurs ? ». Pour essayer d’y répondre, Maylis a interviewé plusieurs élèves ou femmes ingénieurs et nous livre les témoignages qu’elle a recueillis
Tout d’abord, Adèle, étudiante en deuxième année, déplore les orientations au lycée « les filles sont plutôt orientées vers la filière L et les études courtes alors que les garçons sont encouragés à faire des études longues. ». On rencontre ensuite Marie-Blanche, diplômée de l’INSA en 1969. Sa promotion ne comptait que 2 filles et l’INSA était la seule école à les accepter sur ses bancs « Il y a quand même eu une grosse évolution ». Vraiment ? Y’en a-t-il bien eu une ?
Maylis Mercat tente de comprendre quels freins empêchent les femmes de se tourner vers des études d’ingénieur. Est-ce que ce sont les parents ? Non. Est-ce que ce sont les hommes ? Non.
Ce sont, bien évidemment les clichés véhiculés par l’éducation qui présentent les études d’ingénieur comme des études « masculines ». Il est donc important de changer les mentalités en profondeur.
La vidéo conclut sur une note optimiste : « Combattons les clichés ensemble, on peut tous devenir ingénieur(e) ! »

« C’est un enjeu qui nous parle, dont on parle. Il est important de faire passer comme message aux collégiennes et lycéennes qu’il ne faut pas qu’elles se mettent de barrières. Les filières scientifiques sont accessibles à toutes et à tous et il ne faut pas laisser les préjugés et les clichés l’emporter. Il faut se battre pour changer les mentalités », précise Pascale AUGER, Présidente du jury et Vice-Présidente d’IESF Ile de France.

Coup de cœur du jury // CATEGORIE « L’INGENIEUR CONNECTE » : Alexandre Aubry, Raphaël Courivaud, Nicolas Duponchel et Sélim Namane de l’ESIEE Paris.

Cette vidéo est une présentation vidéo d’un skate connecté et de l’application associée développée par un groupe d’ingénieurs : XTrick. Grâce à un boîtier situé directement sous le skate et connecté en Blutooth au téléphone, il est maintenant possible de voir ses figures en 3D sur son smartphone afin d’évaluer ses sessions. Cette vidéo montre la puissance du travail en équipe permettant de mobiliser les énergies et l’intelligence collective pour créer et innover.

« Cette vidéo nous a permis de sublimer le projet sur lequel on a travaillé pendant des mois et de lui apporter un côté informel. Le but était que tout le monde comprenne ce qu’on avait fait et à quel point travailler ensemble comme une équipe était porteur » précise Alexandre AUBRY.

« Les vidéos lauréates sont représentatives de la dynamique actuelle qui voit la population ingénieur se féminiser enfin. Aujourd’hui, les femmes représentent 29% des ingénieurs de 25-30 ans, alors qu’elles étaient à peine 5% il y quinze ans. Il y a une croissance forte même si le pourcentage global reste faible (22% dans l’enquête IESF de 2015). IESF veut encourager et mettre en valeur cette croissance et nous sommes heureux que les Trophées de la vidéo traduisent cet engagement fort. » précise François LUREAU, Président d’IESF.

« Je voudrais remercier tous les participants d’avoir partagé avec nous leurs visions et leurs représentations des métiers de demain, ainsi que leurs proches qui les ont encouragés dans ce beau projet. Je remercie également le jury qui était composé d’acteurs venant aussi bien des domaines du privé que du public » ajoute Pascale AUGER, Présidente du jury et Vice-Présidente d’IESF Ile de France.

A propos d’Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF)
IESF est la société représentant les Ingénieurs et Scientifiques de France. Reconnue d’utilité publique depuis 1860, Ingénieurs et Scientifiques de France fédère au travers de 175 associations d’anciens élèves d’écoles d’ingénieurs, d’associations scientifiques, techniques et professionnelles, une communauté d’ 1 million d’ingénieurs et de 200 000 scientifiques, au titre de leurs diplômes et de leurs fonctions.
Le nombre, la diversité, l’éclectisme des différentes composantes d’Ingénieurs et Scientifiques de France constituent une source exceptionnelle d’information et de savoir. Ils lui permettent de faire entendre la voix de l’ingénieur et du scientifique sur les questions fondamentales que posent aujourd’hui les nouvelles techniques, l’évolution des comportements et des métiers, les nécessaires adaptations à apporter aux formations.
Ils mettent aussi en valeur le rôle important des ingénieurs et des scientifiques dans le développement économique et durable de la France.
Présents à Paris et dans toutes les Régions, ses spécialistes, organisés en comités par secteur d’activité ou par métier développent tout un ensemble d’actions vers les Pouvoirs publics, le corps enseignant, le monde politique, les entreprises et le grand public.
Enfin, au sein des organisations internationales, Ingénieurs et Scientifiques de France développe la nécessaire mobilité professionnelle et favorise le plein exercice des métiers, en promouvant la reconnaissance mutuelle des formations et des compétences dans le monde.