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Hongrie: la population se mobilise pour défendre une célèbre université

Hongrie: la population se mobilise pour défendre une célèbre université

En Hongrie, l'université CEU est menacée de fermeture par le premier ministre Viktor Orban. Mais des opposants ont manifesté en masse ce dimanche.

Ils étaient près de 10 000 personnes à venir défendre l’Université CEU de Budapest selon l’AFP. Parmi eux, étudiants, anciens étudiants, le personnel de l’Université et des partisans. Portant des badges avec l’inscription « IstandwithCEU », ces manifestants se sont réunis dimanche 2 avril dans le but de défendre « La liberté pour nos études! ». La raison ? cette université étrangère est visée par de multiples attaques de la part du Premier ministre Hongrois, Viktor Orban.

A l’AFP Gabor Matlak, un avocat de 46 ans est à la fois opposé aux attaques du chef du gouvernement et à ses actions contre l’université. « Le régime d’Orban montre sa vraie nature, maintenant, s’en prendre aux universités, c’est ce qu’ont fait des dictateurs comme Pinochet », a déclaré le manifestant.

Une université avantagée par rapport aux autres établissement

La raison de se soulèvement ? Les équipes dirigeantes de l’établissement fondé par Georges Soros, se sentent visées par un projet de loi du gouvernement rendu public la semaine passée. Cette loi prévoit que les établissements d’enseignement supérieur ne puissent pas remettre des diplôme si l’université en question n’est pas européenne. A l’exception que l’université ne délivre des cours de la même manière que les universités nationales. Cette dernière pourrait même fermer ses portes.

Le problème, c’est que cette université n’a pas d’antenne aux Etats-Unis malgré quelle soit une université américaine. Selon Viktor Orban, son avenir « dépendra (désormais) des négociations entre les gouvernements hongrois et américain ». Le Premier ministre juge même la position de l’université comme avantageuse en comparaison des universités nationales. En effet, CEU peut délivrer un diplôme hongrois et américain, ce qui n’est pas le cas des autres établissements.

L’université réfute ces attaques

Mais du côté de l’université, les attaques de Viktor Orban ne passe pas. « Nous avons été 25 ans durant des partenaires légaux dans le cadre de l’Éducation supérieure en Hongrie, et toute déclaration prétendant le contraire est fausse », explique un communiqué.

Du côté du département d’Etat des Etats-Unis ont est aussi contre cette attaque. « Nous appelons le gouvernement de Hongrie à éviter de prendre des mesures législatives qui pourraient compromettre le fonctionnement de la CEU ou son indépendance », explique-t-il dans un communiqué. Certains pensent même que c’est George Soros qui est la véritable cible de Viktor Orban.