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Hijab Day: un événement pour laisser le port du voile libre à l’université

Hijab Day: un événement pour laisser le port du voile libre à l’université

Le port du voile à l'université fait débat. Si bien qu'un groupe d'étudiants de Sciences Po Paris a lancé le "Hijab Day".

Les propos du Premier ministre Manuel Valls sur le port du voile à l’université n’a vraisemblablement pas plu aux étudiants de Sciences Po Paris. Ils ont décidé de protester en lançant, mercredi 20 avril, le « Hijab Day ». Qu’est-ce que c’est ? C’est une journée durant laquelle les étudiants de l’institut d’études politiques (IEP) parisien encouragent les autres étudiants à « se couvrir les cheveux d’un voile le temps d’une journée ». Une idée qui n’est pas nouvelle car une initiative mondiale, le « World Hijab Day », avait eu lieu le 1er février 2016. L’objectif est donc simple, arrêter de faire des amalgames douteux sur les étudiantes qui portent le voile: « il y a autant de voiles que de femmes. C’est la personne qui le porte qui donne une signification à son vêtement, et elle est la seule légitime à le faire », expliquent les organisateurs sur la page Facebook de l’événement.

Démystifier le Hijab pour mieux le comprendre

Le second objectif, plus complexe, est de faire comprendre les discriminations dont sont victimes les femmes portant le voile habituellement. Le message de ces étudiants sur le port du Hijab explique qu’ils souhaitent « montrer que nous disposons de nos corps comme nous l’entendons, nous vêtissons comme nous l’entendons ». Pour le moment, les organisateurs de l’événement se considère comme « humaniste, féministe, anti-raciste, anti-paternaliste ». Ils accueilleront les autre étudiants de Sciences Po Paris dans le hall de l’immeuble « avec nos plus jolis foulards et pashmina pour des petits tuto et une assistance manuelle ».

L’événement fait réagir sur internet

Bien évidemment, le port du Hijab à l’université fait débat suite aux déclarations de Manuel Valls qui souhaite voir une loi interdisant son utilisation dans les établissements de l’enseignement supérieur. Mais interdire le port de l’Hijab à l’université revient à une violation des droits: « le voile est une atteinte à la liberté, qu’on le permette et le tolère est une chose, qu’on le mette en exergue en parlant de droit en est une autre », explique une internaute qui réagit sur les réseaux sociaux, relevé par le Figaro, ajoutant que « vous n’oeuvrez pas pour la liberté de la femme, mais pour un retour en arrière ». Ce à quoi une autre internaute explique que « les femmes se battent pour avoir le choix et pour qu’on arrête de leur confisquer la parole! ». Pour le moment, une centaine de participants ont été recensés dans les murs de l’institution.