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Grandes écoles: elles veulent lever le tabou de la sélection des étudiants

Grandes écoles: elles veulent lever le tabous de la sélection des étudiants
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Les Grandes écoles entrent dans le débat de l'université pour la présidentielle avec 24 propositions dévoilées au Sénat jeudi 29 septembre.

La présidentielle va-t-elle s’engager autour du débat sur les études supérieures ? Après les universités et les associations étudiantes, c’est au tour des grandes écoles de se manifester. La présidente de la Conférence des grandes écoles(CGE), Anne-Lucie Wack, a lancé le débat en présentant 24 propositions, jeudi 29 septembre au Sénat. Ces 24 propositions s’organisent autour de cinq objectifs majeurs. Le premier consiste à améliorer le taux de réussite en premier cycle. Puis faire de l’ouverture sociale une « cause nationale ». Il faut aussi renforcer les innovations territoriales. Il ne faut aussi pas négliger l’attractivité internationale et surtout, développer un nouveau système de financement des universités. La présidente confie d’ailleurs que « nous travaillons en étroite concertation avec la Conférence des présidents d’université (CPU). Et nous avons beaucoup de points de convergence dans nos propositions ».

Remettre en avant les instituts technologiques

Il faut avant tout noter que parmi les grandes écoles, 60% d’entres elles sont publiques. Mais la présidente de la Conférence des grandes écoles a tenu avant tout à lever le tabou de la sélection des étudiants. Mais aussi, les frais de scolarité et les relations avec les entreprises sont au coeur du débat. La CGE préconise d’ailleurs un meilleur système d’orientation qui faciliterait déjà la sélection des étudiants dès leur entrée à l’université. Viendrait ensuite deux ans de tronc commun, un cursus identique pour tous, « permettant une orientation effective des étudiants à leur issue ». A terme, l’objectif serait de diviser par deux le taux d’échec à l’université en premier cycle, cela dès l’année 2025. La Conférence des Grandes écoles préconise aussi la création de 200 000 places supplémentaires dans les filières technologiques. Celles-ci viendraient en parallèle de nouvelles bourses étudiantes.

Les Grandes écoles veulent des frais de scolarité plus élevés

Mais le principal combat de la Conférence des Grandes écoles est avant tout celui de l’investissement dans les études supérieures. Celui-ci est évalué à 20 milliards d’euros sur les 10 années à venir. Sur ces 20 milliards proposés, 11,5 viendraient des pouvoirs publics et le reste proviendraient alors de financements privés. Des dons venant d’entreprises, d’anciens élèves et surtout… une hausse des frais d’inscription. Cette entrée à l’université ne serait pas la même pour touts, la CGE défend l’idée de sommes différentes « en fonction des revenus des parents et/ou de l’étudiant ». Elles seraient définies dans une fourchette de prix déterminée par l’Etat. Si ces sommes seraient néanmoins raisonnables en Licence, la hausse pourrait s’avérer significative lors de l’accès en master. Les Grandes Ecoles veulent même mettre en place le paiement de la valeur réelle des études en France des étudiants étrangers séjournant sur le territoire.

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