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Etudiants: et pourquoi pas un revenu universel pour vous ?

Etudiants: et pourquoi pas un revenu universel pour vous ?

Le revenu universel pour les étudiants serait-il une bonne idée ? C'est en tout cas une question légitime à la vue de la précarité qui s'abat sur eux.

La mesure de Benoît Hamon proposée lors de la campagne présidentielle avait fait du bruit. Le revenu universel prévoyait en effet le versement d’un salaire à toute la population sans que celle-ci n’ait à travailler. Une formule de revenu de base qui avait pour objectif de relancer à la consommation. La pratique est à l’étude en Finlande. Mais dans un monde toujours précaire qu’est celui de des étudiants, il est de notoriété à se poser la question si un tel système serait bénéfique.

Un salaire universel à tous les étudiants. Une idée folle ?

Il faut savoir que ce procédé existe déjà dans certaines commune de France. Dunkerque, Gravelines, Panazol, Semur-en-Auxois en sont l’exemple parfait. Baptisé Revenu Minimum Etudiant (RME), il est disponible depuis le lancement de ce concept par la commune de Chenôve en Côte d’or. Pour le percevoir, il faut donc avoir moins de 27 ans et être engagé dans un cursus d’études supérieures. Mais il faut tout de même répondre à des critères sociaux. Tout comme les bourses. On est donc loin du système de revenu universel pour tous les étudiants de France. D’autant que ces communes ne sont pas les plus fournies en terme d’étudiants.

Mais ce projet peut-il être une bonne chose ? Il faut noter que la précarité des étudiants est une chose complexe qui peut parfois être dangereux. On note par exemple que près de 34% de jeunes refusent de se soigner faute de moyens selon un rapport de la LMDE. Une précarité qui tend à être contradictoire avec l’augmentation du coût de la rentrée, des loyers et des services proposés aux étudiants. La solution ? Être titulaire d’une bourse (à un échelon assez important) ou travailler, ce qui handicape la possibilité de réussir ses études. Ce qui alimente une nouvelle fois la sélection par l’échec… Social celui-ci.

Donner la possibilité de poursuivre ses études convenablement

Autrement dit, proposer un salaire aux étudiants, c’est leur donner une chance de poursuivre leurs études de manière concrète et sérieuse. Il est donc aussi possible d’augmenter leur pouvoir d’achat. Tout en donnant un sentiment plus égalitaire dans le choix des études. En effet, l’université est souvent un choix lié à une contrainte financière. Avec un salaire universel, la possibilité de rentrer dans des écoles privées et sélectives se généraliserait. Cela offrirait ainsi une meilleure équité au sein de l’enseignement supérieur.

La solution est donc positive. D’autant que cela limiterait le nombre de personnes qui demandent actuellement des prêts étudiants. Alors qu’ils ne sont pas encore entrés dans la vie active, les jeunes étudiants français se retrouvent endetté dès la sortie de leurs études. Une situation que certains vivent très difficilement. Aujourd’hui un étudiant sur 4 serait en train de réfléchir à prendre un prêt étudiant. Selon l’Unef, au moins 8 % des étudiants à l’université actuellement ont déjà contracté un emprunt, d’autres parlent même du seuil des 10%.

Un coût conséquent pour l’Etat qui pourrait devenir un investissement

Mais cela aurait un coût. D’autant que le nombre probable d’étudiants pour l’année 2022 serait de 3 millions (actuellement 2,5 millions), soit près de 4,5% de la population française. Un chiffre notamment porté par le baby-boom des années 90. A hauteur de 1000 euros par mois (chiffre totalement pris au hasard), cela représenterait un coût avoisinant les 36 milliards d’euros à l’année… Une somme conséquente qui pourrait devenir un investissement notamment par la consommation. En effet, c’est une possibilité de consommation qui est donné aux étudiants. Les prêts étudiants ne sont-ils pas calculés sur le même mode que les crédits à la consommation ?