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Etudiants: les chèques psy déjà utilisés par plus de 5 000 jeunes !

Etudiants: les chèques psy déjà utilisés par plus de 5 000 jeunes !

Les "chèques psy" pour les étudiants font (malheureusement) un carton : plus de 5 000 jeunes ont pris une consultation depuis début février !

Des « étudiants fantômes » gagnés par la déprime, ce n’est pas un mythe ! Alors que le gouvernement a mis des « chèques psy » pour aider les jeunes en place, plus de 5 000 d’entre eux ont choisi d’aller consulter

Voilà donc une mesure qu’on n’aurait jamais voulu voir. Et qu’on n’aurait jamais voulu voir marcher. Mais l’exécutif propose des chèques psy aux jeunes, et ils se ruent dessus. La ministre de l’Éducation supérieure en donne les chiffres.

« Plus de 850 psychologues de villes se sont engagés à nos côtés », explique ainsi Frédérique Vidal sur les ondes de RTL. 850 psys pour plus de 5 000 étudiants. Car depuis l’entrée en vigueur de la mesure, les salles d’attente se remplissent.

1 200 jeunes la première semaine, puis 2 000 les deux semaines suivantes : les chèques psy partent donc bien trop vite. Un nouveau signe de la détresse estudiantine, après les longues files d’attente devant les aides alimentaires, et les tentatives de suicide.

Tous les signaux semblent donc au rouge. Mais la ministre tente de se montrer rassurante. « Le premier travail est de faire en sorte que les étudiants expriment cette détresse. » Même s’ils tentent de faire entendre cette détresse depuis plusieurs mois…

Certains jeunes se sentent même abandonnés par leur ministère. D’autant plus que la ministre a semblé un temps plus occupée par l’« islamo-gauchisme » que par le problème de la jeunesse en détresse.

Etudiants: les chèques psy déjà utilisés par plus de 5 000 jeunes !
Etudiants: les chèques psy déjà utilisés par plus de 5 000 jeunes !

Une ruée des étudiants chez le psy

Cette fois, Frédérique Vidal a donc parlé concrètement du problème des jeunes. Un problème d’autant plus visible que la ruée chez le psy n’a pas attendu une semaine… La ministre y voit une bonne nouvelle. « L’idée, c’est d’être inscrit dans un parcours de soin. »

Moins de travail, moins de contacts sociaux, moins d’argent, aussi : les étudiants font face à une très grave crise. Un problème social, mais surtout existentiel. La ministre pointe un autre souci du doigt, la peur de parler.

Car pour elle, le mal qui ronge les jeunes n’a commencé à se ressentir que récemment. Même si l’observatoire de la vie étudiante estimait qu’un tiers des jeunes avait connu des troubles psychologiques lors du premier lock down.

Frédérique Vidal y voit donc « des jeunes extrêmement responsables ». Des étudiants qui préfèrent prendre un chèque psy, car ils  » n’osent pas se plaindre parce qu’ils se disent qu’il y a plus malheureux qu’eux. »

Un mal discret mais profond ronge donc la jeunesse depuis bientôt un an. Mais les plus durement touchés peuvent aller consulter un psy, grâce à l’aide de l’État. Il suffit de demander un certificat à un médecin de santé à l’Université.

Cela ne règlera ni les soucis d’argent, ni les soucis alimentaires ou sociaux… Mais les étudiants peuvent aller chercher une partie de l’aide qu’ils cherchent. C’est déjà ça.