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[ETU ACTU] Revenge porn: que pensent les jeunes de l’affaire Griveaux ?

Revenge porn que pensent les jeunes de l'affaire Griveaux

En pleine affaire Griveaux, les journalistes d'Etu Actu sont allés questionner les jeunes. Qu'est-ce que le revenge porn ? Est-ce puni ?

Le revenge porn. C’est le fait de publier une vidéo à caractère sexuel dans le but de nuire. Une divulgation souvent motivée par un désir de vengeance. C’est ce qui est arrivé à Benjamin Griveaux le 12 février dernier. Alors que cette affaire remet en question la sécurité de nos données, les journalistes de la rédaction ont donné la parole aux étudiants. C’est l’heure d’Etu Actu !

Le 14 février dernier, c’est le scandale. Benjamin Griveaux annonce à l’AFP qu’il se retire de la course à la mairie de Paris. Suite à la diffusion d’images intimes, l’ex-candidat LREM met fin à sa campagne. A l’origine, il s’agit de vidéos privées adressées à l’amante de l’homme politique. Partagées par une poignée de politiques, la vidéo a alors fait le tour des réseaux sociaux.

Samedi après-midi, Benjamin Griveaux a porté plainte contre X. Le parquet de Paris a alors ouvert une enquête. Il s’agirait d’une diffusion attribuée à Piotr Pavlenski. L’artiste russe a ensuite été mis en examen. Ainsi que sa compagne, Alexandra De Taddeo. Elle rejette la faute sur son conjoint. D’après elle, Piotr lui a volé la vidéo et l’a ensuite diffusé. C’est aussi la version donnée par le russe.

Le revenge porn, puni par la loi ?

En France, oui ! Depuis le 7 octobre 2016 et la loi sur le numérique, le délit de revenge porn s’inscrit donc dans le code pénal. Ce délit s’ajoute alors aux articles 226-1 et 226-2. Ils concernent les atteintes à la vie privée. Ils répriment aussi la divulgation d’images ou de paroles sans l’accord de la personne. Comme pour le revenge porn.

En gros, il est interdit de diffuser ou de partager des vidéos à caractères sexuel sans le consentement de la personne en question. Les auteurs s’exposent à une peine de 2 ans de prison. Ainsi qu’à 60 000€ d’amende. En 2019, près de 3 000 personnes ont porté plainte pour atteinte à la vie privée. Toutes par diffusion d’images à caractère sexuel. Voilà, maintenant vous savez tout !