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Charlottesville: la ville universitaire sous l’ombre des néo-nazis

Charlottesville: la ville universitaire sous l'ombre des néo-nazis

Charlottesville est sous le feu de violentes manifestations qui ont causé la mort d'une personne. Un drame pour cette ville universitaire.

C’est un après-midi qui résonne encore dans les têtes des habitants de Charlottesville. Cette ville universitaire a été secouée par un acte de malveillance qui ébranle la totalité des Etats-Unis. Alors que le maire de la ville (démocrate) veut déboulonner la statut du Général Lee (chef de la Confédération lors de la guerre de sécession), des groupuscules racistes s’y opposent. Symbole du racisme la confédération a réuni des groupuscules néo-nazis et du Ku Klux Klan.

Un manifestation qui a secoué le campus de Charlottesville

Mais en opposition, des groupes anti-racisme se sont opposés à cette manifestation. Une contre-manifestation qui s’est soldée par la charge d’une voiture bélier conduite par un identitaire. Un mort, vingt blessés, le bilan est lourd. Nommé James Alex Fields, le conducteur est âgé de seulement 20 ans. Muriel Cohendet, une Française qui a vécu dans la ville de Charlottesville confie au Figaro que c’est « une ville universitaire, paisible et ouverte sur le monde ».

Larry Sabato est un politologue renommé aux Etats-Unis. Lui aussi confie son désarroi. « Depuis quarante-sept ans que je travaille à l’université de Virginie, ce fut la chose la plus écoeurante que j’aie jamais vue », confie-t-il. Et cette université est au centre des manifestations. Pas par ses étudiants, le campus étant désert en été. Mais car ce fut le lieu de réunion des manifestants de groupuscules racistes.

Les suprémacistes envahissent le campus

Vendredi 11 août, des dizaines d’extrémistes ont en effet envahi le campus de l’université de Virginie qui se trouve à Charlottesville. Slogans racistes, mélange de soutiens à Adolph Hitler et le KKK. La police se dépêche à évacuer les manifestants. Mais il n’a pas fallu plus longtemps pour choquer les professeurs et les personnes vivant au sein de l’université. « Il nous faut un exorcisme sur le campus », ajoute même le politologue.

Le problème dans la ville de Charlottesville, c’est quelle fait partie des Etats de la confédération. Souhaitant conserver l’esclavage comme vecteur économique, les Etats du Sud ont vu la naissance du Klux Klux Klan et d’une forme de ségrégation dans les années 70. Encore aujourd’hui, des groupuscules racistes sont encore virulents. Des actions violentes qui sont montés d’un cran après l’élection de Donald Trump. David Duke, une personnalité public du KKK ne l’a d’ailleurs pas caché. Selon lui, les manifestants sont venus faire ce que « Donald Trump a promis pendant la campagne. Reprendre le contrôle du pays ».

Donald Trump sous pression face à cette histoire

Le président des Etats-Unis a d’ailleurs subi un tollé de critiques. Obligé de réagir à l’attentat qui a frappé la ville universitaire de Charlottesville, il n’a cependant pas condamné les actions des groupes racistes. Mais tous les manifestants. « Nous condamnons dans les termes les plus forts ces déferlements de haine, de sectarisme et de violence, venant de diverses parties », a-t-il déclaré. Ce qui a obligé le service de communication à préciser les propos du président. « Bien entendu, cela inclut les suprémacistes blancs, le KKK, les néonazis et tous les groupes extrémistes », explique le rectificatif de la Maison Blanche